Son Excellence Zongo Mahamadou, Ambassadeur Extraordinaire et plénipotentiaire du Burkina Faso en Côte d’Ivoire, a échangé à bâtons rompus,  le mercredi 14 février 2018,  avec Informateur.info. Du contenu de sa mission, à ses rapports avec la communauté en passant par la carte Consulaire dont le caractère biométrique fait polémique, et les conflits de chefferie,  de tous ces sujets et de bien d’autres,  le diplomate burkinabè a  accepté volontiers de parler. Sans faux-fuyants, ni langue de bois. Entretien.

  • informateur.info : Excellence, en quoi consiste précisément votre mission en Côte d’Ivoire ?

Son Excellence Mahamadou Zongo: La mission que son Excellence Roch Marc Christian Kaboré m’a confiée en me nommant en Côte d’Ivoire porte sur quatre points. Il s’agit, dans un premier temps,  de travailler à renforcer les relations d’amitié et de bon voisinage avec la Côte d’Ivoire. Un pays avec lequel nous avons des relations entremêlées ; il me plaît de rappeler qu’entre 1932 et 1942, la frontière nord de la Côte d’Ivoire allait jusqu’à Tenkodogo. Il faut donc travailler à renforcer cette relation de fraternité qui va au-delà de l’amitié.

Deuxièmement, c’est travailler à organiser la communauté pour qu’elle puisse, de façon efficace,  participer aussi bien au renforcement de la cohésion en Côte d’Ivoire et qu’au développement du Burkina Faso. Le troisième point, c’est de travailler à ce que les Burkinabè entretiennent de bonnes relations avec ceux qui nous ont accueillis. C’est-à-dire nos tuteurs qui,  depuis longtemps, ont fait preuve d’hospitalité. C’est donc de travailler à ce que les relations entre les deux populations se réalisent dans la perfection. Et, enfin,  le quatrième point, c’est de travailler à ce que les Burkinabè de Côte d’Ivoire intensifient  leurs rapports avec le Burkina Faso.

  • Vous avez succédé à Justin Koutaba qui vit depuis sa révocation en Côte d’Ivoire.  Il se dit que vous et lui ne vous êtes jamais appelés au téléphone

Je trouve qu’on met beaucoup d’accent sur les questions individuelles mais ce n’est pas très important. Ce qui importe, c’est que quand un Ambassadeur arrive, il hérite de ce que ses prédécesseurs ont fait. Et dans ce qu’ils ont fait, il y a toujours quelque  chose de solide qu’il faut renforcer. Il y aussi des aspects qu’il faut corriger. C’est ça qu’il faut prendre en considération et non les questions personnelles. Je n’ai pas de problèmes particuliers  avec l’Ambassadeur Koutaba. Je me rappelle qu’il a été directeur de l’UFR des Sciences Humaines quand moi j’étais chef du département. Il n’y a pas de problème entre lui et moi et dans le cadre du travail que nous menons ici, il n’y a pas d’interférences entre les questions personnelles et les questions institutionnelles. Je ne trouve pas une pertinence particulière à cette question.

  • C’est un si haut cadre de la politique sinon de la diplomatie burkinabè et on se dit que vous ne pouvez pas faire abstraction de son avis, son opinion ou son regard. Vous pourriez l’intégrer en tant que sociologue plutôt que de l’ignorer ?

Je suis là en tant que diplomate et non en tant que sociologue. Ce que je voudrais dire c’est qu’il y a beaucoup de hauts cadres burkinabè en Côte d’Ivoire. Il y a beaucoup d’expertises et les portes de l’Ambassade restent toujours ouvertes à tous ceux qui ont un avis ou une opinion. Mais je voudrais quand même rappeler que le travail de la Représentation diplomatique est organisé selon un certain nombre de services qui,  au-delà des personnes,  impriment la marque déposée du pays. L’individualité des Ambassadeurs contribue à donner un éclat à la Représentation mais le travail technique est fait par les diplomates de carrière qui sont là et dont l’avis permet d’assurer la continuité. Ce n’est donc pas une question de personnes. Et comme je l’ai dit,  les portes de la Représentation sont ouvertes.

  • Excellence, votre communauté est minée par des conflits de chefferie et de leadership en Côte d’Ivoire. Quelle thérapie proposez-vous du moment où le mal est diagnostiqué?

Vous avez raison de poser la question parce que ce qui frappe ici, ce n’est pas la pluralité des associations mais c’est leurs antagonismes. Ça c’est un, de deux, c’est la manière dont on devient chef ici. Au Burkina,  on sait comment on devient chef,  mais en Côte d’Ivoire,  on ne le sait pas. Ces deux aspects liés nous mettent dans une situation difficile. En tant qu’Ambassadeur, on est tenu de recevoir tout le monde,  mais en même temps, on est très mal fondé de dire à qui que ce soit que selon les règles de préséance,  il est avant ou après. Ce qui fait que souvent on écoute, et on conseille en attendant de trouver une solution appropriée. Je voudrais rappeler que lorsque je suis arrivé avec les différents Conseillers de l’Ambassade et les différends Consuls, nous avons adopté une méthode de travail qui consiste à se rencontrer une fois par trimestre pour évoquer les problèmes de la diaspora et voir comment apporter des solutions. En dehors de ça, il y a au sein de l’Ambassade une rencontre hebdomadaire qui a été instituée. Ce cadre vise à enlever le caractère individuel de la gestion de la communauté. La solution que nous envisageons actuellement après des rencontres avec les Consuls à Bouaké, et à Soubré, c’est de mettre ensemble un cadre de concertation. Ce cadre de concertation consulaire va permettre aux différents Consuls d’ébaucher avec les membres de la communauté le traitement de certaines questions dont le problème de leadership. C’est un problème qui est un peu compliqué et délicat. Quand on dit Naaba au Burkina on sait qu’un Naaba a un terroir et que ceux qui sont dans ce terroir sont sous sa responsabilité. On sait aussi qu’un Naaba du Bulkiemdé  ne peut pas commander un ressortissant du Kourwéogo ou de Kaya. En Côte d’Ivoire, on a des Naaba dans des espaces où il n’y a pas que des Mossi. Il y a d’autres ethnies, des Samo, des Dioula, des Gouronsi. Ce qui fait qu’il faut même revoir l’appellation pour voir  comment qualifier les responsables de communauté. Il faudrait qu’on aboutisse dans les discussions que les Consuls ont menées à des règles consensuelles. Quand on va aboutir à ce consensus, les responsables choisis pourraient être considérés comme les responsables de la communauté.

Tant que nous n’allons pas aboutir clairement à une situation où on sait la procédure pour être responsables de la communauté on ne s’en sortira jamais. Il y a tellement d’associations et, au-delà du nombre,  on ne sait même pas quels sont les objectifs visés. Pour vous donnez un exemple assez illustratif. Lorsqu’au mois d’août 2017, il y a eu l’attentat contre le restaurant Istanbul à Ouaga, nous avons ouvert un livre de condoléances. Il y a une délégation qui est venue signer le livre et en partant, elle  nous a dit qu’il y a une délégation qui est en train d’arriver mais de ne pas la laisser entrer. A la limite,  on se demande quel type d’amour ils ont pour le Burkina. Ce n’est pas un problème que nous allons régler en un mois ou en un an. C’est un processus.

  • A Gagnoa,  en avril 2017,  vous avez soutenu l’installation d’une dame en remplacement du délégué Consulaire, suspendu par le Consul Honoraire de Soubré. Ce qui avait créé quelques tensions. Qu’est ce qui s’est réellement passé?

Je me rappelle du titre de l’article de Informateur.info : «Le premier faux pas de l’Ambassadeur Zongo». Je voudrais vous rassurer que ce n’était pas un faux pas. C’est un acte assumé. Je confirme que j’ai soutenu le Consul honoraire de Soubré, notre doyen, Zoundi Jean de Dieu, dans la suspension du délégué consulaire de Gagnoa, M. Tiendrébéogo Michel. Je vous explique un peu comment ça s’est passé. C’était lors de ma première tournée en octobre 2016 lorsque le Consul a été saisi par d’autres délégués de sa circonscription d’un document qui circulait signé du délégué Consulaire de Gagnoa Michèle Tiendrébéogo pour solliciter sur invitation du Consul Honoraire la contribution de la communauté de Gagnoa pour l’accueil de l’Ambassadeur qui devrait passer là bas le 20 octobre. Et la nuit que j’allais passer à Gagnoa était budgétisée à 1.705.000FCFA. Je vous laisse le document. Le Consul ayant eu vent de ça m’en a parlé et on a décidé de ne pas dormir à Gagnoa mais à Guibéroua. Le lendemain quand on est arrivé à Gagnoa, il y avait à peine 30 personnes dans la salle. On a tenu la rencontre et on a continué. A la sortie de Gagnoa, il y avait une foule qui nous attendait mais nous ne nous sommes pas arrêtés parce qu’on ne savait pas. C’est le soir que j’ai été informé que la rencontre a été boycottée par la population de Gagnoa parce qu’ils avaient des choses à reprocher au délégué. Je rappelle que le délégué est élu et non nommé par le Consul.

  • C’est justement pour cette raison que l’on n’a pas compris votre immixtion dans ce dossier qui relève du Consul ?

Je ne m’immisce pas dans ce processus. Mais le Consul m’a demandé de recevoir la délégation qui souhaitait m’entretenir sur leur situation. C’est en les recevant qu’ils m’ont demandé s’il était vrai que je voulais nommer Tiendrébéogo Michèle Consul Honoraire. Parce que c’est ce qu’il serait venu dire lorsqu’il était revenu de Ouaga. J’ai dit à la délégation que je n’avais aucun pouvoir de nommer un Consul. Ce sont les prérogatives du président du Faso. Ils  semblaient soulager et sont repartis. J’ai donc demandé au Consul de gérer la question. Il a convoqué le délégué pour comprendre pourquoi c’est la seule zone où il n’y avait pas eu de mobilisation. Les explications du délégué étaient décousues et,  automatiquement, après il y a eu des lettres de la communauté, le chef de la communauté et le responsable des jeunes et le responsable des femmes,  qui dénonçaient son comportement et proposaient sa destitution. Le Consul les a convoqués pour une réunion de conciliation étant donné qu’un délégué consulaire qui a sa base contre lui, pose problème. Le Consul lui a alors demandé de réaménager ses rapports avec la communauté. Il a refusé. Le Consul a alors proposé de le suspendre. Je lui ai dit qu’il était dans ses droits. Il a alors été suspendu et remplacé par une dame dans l’attente d’organiser des élections pour élire un nouveau délégué. C’est ainsi que M. Michèle Tiendréogo a saisi la presse et s’est même rendu à Ouaga. Il a même accusé le Consul Honoraire de lui avoir demandé un million FCFA et que c’est suite à son refus qu’il a été suspendu. Ce qui est évidemment  faux. J’ai encore la correspondance qui m’a été adressée par l’ancienne ministre déléguée me demandant de lui rendre compte de cette situation. Sa suspension ayant donné lieu à une tension, on ne pouvait pas organiser des élections dans une telle situation. Je voudrais préciser que Michel n’est pas le seul. Il y a un autre dont je ne vais pas citer le nom qui  a reçu un avertissement.  Pour moi, c’est la tolérance zéro avec ceux qui servent d’intermédiaires  entre l’administration et la communauté. On ne peut pas permettre que des comportements inappropriés  prospèrent. Si quelqu’un a des récriminations contre des délégués qu’il nous informe. Nous vérifierons et prendrons les mesures appropriées. Un délégué est l’interface entre l’administration et la communauté, ce n’est pas un roitelet.

  • Quels sont les critères de choix des personnalités qui reçoivent les décorations?

Ceux qui reçoivent les décorations ici en Côte d’Ivoire peuvent être proposés, soit par l’Ambassade ou le Consulat, soit décorés directement sur proposition des autorités du pays. Vous savez très bien qu’on a des compatriotes qui font le lien entre la Côte d’Ivoire et le Burkina. Pour ce qui concerne les critères,  lorsque nous recevons les notifications,  les critères sont les services rendus à la nation ou à la communauté. Il y a le service politique qui apprécie et qui discute avec le Consulat et,  au regard du nombre de places qu’on nous demande, propose.

  • Excellence, il y a la structure des hommes d’affaires qui est en gestation depuis 2012 et dont l’accouchement semble difficile. Qu’en est-il des difficultés liées à son avènement et est-ce que vous soutenez ce club ?

C’est une question qui est très importante parce qu’elle est à l’image de ce qui se passe dans la communauté et mérite que l’on aille à la source pour comprendre et situer  les enjeux. La question du Club des hommes d’affaires m’a été signifiée  par la Chambre du Commerce en décembre 2016 avec la mise en place d’un bureau provisoire chargé de conduire le processus. Et la Chambre du Commerce m’a invité en janvier 2017 à Marcory pour une présentation du bureau provisoire. Comme vous l’avez dit,  c’est une idée qui date de depuis 2012, qui est rentrée en hibernation et qui a été ressuscitée. Nous avons applaudi en les encourageant. Mais comme je l’ai dit, l’inorganisation de notre communauté nous est préjudiciable. Notre défaut d’organisation fait qu’on ne peut pas capitaliser  nos compétences et nos acquis. Ce qui fait qu’on agit de façon dispersée. A la limite, on ne peut même pas montrer ce que nous apportons à l’économie ivoirienne encore moins au Burkina Faso. Régulièrement, compte rendu m’en a été fait par le représentant de la Chambre du Commerce, M. Tou Seydou jusqu’en décembre où il y a eu un problème à San Pédro. J’ai discuté avec lui au regard de ce qui se profilait et essayé de comprendre davantage. J’ai invité le président du bureau provisoire pour m’entretenir avec lui.

  • Ces échanges vous ont t-ils édifié sur les problèmes ?

Effectivement. C’est là que je me suis rendu compte qu’il y a des divergences au sein du Club des hommes d’affaires. Au delà des problèmes de personnes, il y a deux conceptions différentes de ce club. Ces deux conceptions se sont côtoyées jusque pratiquement à l’accouchement. La première conception, celle qui est portée par la Chambre du Commerce, c’est qu’il faut créer un Club large des hommes d’affaires, des opérateurs économiques sans distinction. C’est-à-dire, un Club de solidarité. La deuxième conception prône une certaine catégorie d’hommes d’affaires, c’est-à-dire, des opérateurs économiques ayant tous les documents requis. Les acteurs de cette conception ne dépasseraient pas  les 200 et 300 en Côte d’Ivoire. Alors que la conception voulue par la Chambre du commerce prend en compte près de 2000 acteurs. L’objectif, c’est de les amener à discuter pour clarifier les choses. Il faut qu’ils s’entendent sur qui peut adhérer et qui ne le peut  pas. Ils devraient aussi s’entendre sur le rôle que le Club doit jouer. Cette clarification permettra aux uns et aux autres de se positionner pour éviter qu’on se retrouve dans un consensus mou où les gens vont se mettre ensemble sans partager les mêmes idéaux. Nous ne souhaitons pas que ce Club naisse avec des malentendus ; qu’il y ait une déflagration dans ce Club.

  • Au lancement de la carte consulaire format carte de crédit, l’objectif fixé était d’atteindre l’enrôlement de 3,5 millions de Burkinabè en 2020. Quelles sont aujourd’hui, les statistiques à mi-parcours?

Je voudrais préciser que ce n’étaient pas 3.500.000 millions mais 3.050.000 Burkinabè à enrôler de façon intensive entre 2013 et 2015. Selon les informations dont on dispose à la date du 31 décembre 2017, on était à 952.454. Voilà le chiffre exact du nombre de Burkinabè enrôlés.

  • Au coût de l’établissement de cette carte se greffe une contribution de 1.500 FCFA pour l’érection de la Maison du Burkina, une disposition qui semble aujourd’hui impopulaire, de sorte que certains  demandent sa suspension. Cette requête a-t-elle des chances d’être satisfaite?

C’est un décret interministériel qui a fixé le coût de la carte consulaire. Ce décret a été signé par le ministère des Affaires étrangères, le ministère de l’économie et des finances et le ministère de l’administration territoriale. Ce n’est pas nous qui fixons le coût. Mais pour la petite histoire, cette contribution a été initiée dans le cadre de la construction de la Maison du Burkina. Au regard des récriminations qui ont été faites, lors de la rencontre de la communauté avec le président du Faso lors du TAC en 2016 à Yamoussoukro, une sollicitation a été faite pour davantage comprendre l’état de cette contribution. Et au mois de décembre 2016, nous avons reçu une mission de l’AECE qui devrait auditer les «1500». Nous attendons jusqu’à ce jour le rapport de cette structure. J’espère que ce rapport va permettre de clarifier la situation et permettre à chacun de comprendre. Je ne peux donc pas dire si les «1500» vont être supprimés ou pas dans la mesure où c’est un décret interministériel qui fixe le coût de la carte consulaire.

  • Il y a aussi le délai de délivrance de la carte censée se faire en 72 heures. Il se trouve que l’attente dure une semaine voire plus pour les requérants. Qu’est ce qui explique cela et quand est-ce que ce délai sera respecté!

Il faut situer ici les 72 heures dans leur contexte et dans le processus d’établissement de la carte consulaire. Il faut faire la part des choses entre ceux qui sont enrôlés directement dans les locaux des Consulats et ceux qui sont enrôlés par des équipes mobiles. Une fois que l’enrôlement est fait, Snedai attend que la validation soit faite par le Consul et ce n’est qu’après la validation que le processus est déclenché. Lorsque le problème de retard a été posé,  j’ai pris attache avec Snedai qui a effectivement reconnu qu’entre l’enrôlement, le traitement et l’attente de la validation, il peut y avoir des délais auxquels il faut ajouter des capacités de connexions. Ils sont là, vous pouvez leur demander, Snedai est dans un processus d’acquisition de matériel performant pour résoudre ce problème.

  • Il y a aussi la question de la qualité même de la carte…

Effectivement. Au-delà du problème du délai, il y a eu aussi le problème de la qualité de la carte. Quand ce problème a été posé, nous avons pris attache avec la structure qui a reconnu qu’il y a eu un lot de papier qui était défectueux. Ils ont même pris l’engament, en demandant à tous ceux qui avaient des cartes défectueuses,  de les ramener pour qu’ils procèdent au changement sans coût supplémentaire. Il y a aussi eu d’autres problèmes,  notamment le fait que certains aient payé sans pour autant recevoir leur carte. C’est une association, notamment le Collectif des Associations et Mouvement de Jeunesse Burkinabè en Côte d’Ivoire (Camjbci), qui est venue un jour ici nous voir avec 150 ou 160 récépissés de personnes qui ont payé mais qui n’avaient pas reçu leur carte. J’ai pris les documents et j’ai convoqué l’opérateur qui après vérification s’est rendu compte que le nombre était bien plus, autour de 500 cas. Aussitôt, l’opérateur a procédé à la délivrance des cartes. Nous avons voulu situer les responsabilités pour savoir si c’étaient les agents consulaires ou l’opérateur. Il s’est avéré que c’étaient les agents de l’opérateur qui étaient à la base de ce problème. Je profite pour saluer la démarche du Camjbci parce que ce que nous souhaitons,  c’est  que quand il y a des problèmes, on nous apporte les preuves.

  • Le caractère non biométrique de la carte consulaire revient constamment lors de certaines opérations et pose des désagréments à ses détenteurs. Pouvez-vous nous rassurer  sur ce point?

Je vais vous répondre et ils vont faire la démonstration. Je réaffirme que la carte est biométrique. La biométrie, ce n’est pas la puce. C’est être capable d’intégrer des informations sur la personne dans la carte. Si vous allez par exemple dans les supermarchés, il y a des codes-barres. La biométrie c’est quand il y a des informations codées qui peuvent être lues par des logiciels. La carte consulaire est donc biométrique et sécurisée. Je mets au défi quiconque d’apporter la preuve d’une personne ayant deux cartes  produites par l’opérateur avec des informations différentes. Ou encore une pièce utilisée pour produire des cartes différentes. Ce n’est pas possible. S’il y a des personnes qui possèdent ce genre de preuves,  je leur suggère de passer par vous (les journalistes, ndlr) pour qu’on procède aux vérifications. J’ai invité l’opérateur pour qu’il vous fasse la démonstration que la carte est bel et bien biométrique.

Propos recueillis par Alexandre Lebel Ilboudo

 

 

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