M.Sayouba Lompo est candidat au poste de délégué au Conseil Supérieur des Burkinabè de l’Etranger (CSBE). Il s’est confié à informateur.info pour parler de sa candidature, mais aussi de ses motivations et donner un aperçu de son programme. Entretien

– Informateur.info : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?
M.Sayouba Lompo : Je m’appelle Sayouba Lompo, je suis Burkinabè et je travaille à mon propre compte dans le domaine de l’imprimerie. Je suis le Directeur Commercial de la Société d’application des techniques nouvelles spécialisée dans les travaux de sérigraphie.
– Pourquoi êtes-vous intéressé par le Conseil supérieur des Burkinabè de l’Etranger (CSBE) ?
Il faut dire que j’ai supporté celui qui était là. Mais après ses deux mandats, il a estimé qu’il a fait son temps et que je pouvais tenter ma chance. C’est donc lui qui m’a un peu poussé dans le dos. Et puis comme je suis très proche de mes compatriotes, je me suis dit pourquoi pas? D’autant que j’ai la caution de l’aîné qui occupait la place. Et lorsque je m’en suis ouvert à nombre de membres de la communauté, tous m’ont donné leur accord. Je ne pouvais donc pas ne pas me jeter à l’eau.
– Qu’attendez-vous faire une fois élu ?
Avant de vous faire part de mes projets, je voudrais vous dire que j’ai demandé à l’équipe sortante de me présenter son bilan après 5ans de gestion. A ma grande surprise, ils m’ont fait savoir qu’ils n’ont pas de bilan. Cela m’a quand même choqué puisque je ne peux pas concevoir qu’ils soient incapables de faire un bilan, même moral. C’est un minimum. Si nous sommes élus, nous nous engageons à faire des bilans à intervalles réguliers. Certes, c’est du bénévolat mais il faut dire aux uns et aux autres ce que vous faites ou avez fait. C’est important. Si nous sommes élu, nous ferons un bilan tous les 3 mois devant la communauté burkinabè en Côte d’Ivoire.
– Quelles retombées pour vous si vous êtes élu ?
C’est du bénévolat, il est vrai mais ça ouvre des portes. Il faut dire que bientôt, il y aura un forum de la Diaspora au Burkina Faso. A cette occasion, les délégués CSBE pourront échanger avec le président Kaboré. Ce n’est pas rien. Aussi, à ce poste, on se fait des amis, on élargit son carnet d’adresses et tout cela peut servir pour aider la communauté.
– Si vous êtes élu, à quel problème vous attaquerez-vous prioritairement?
Cette question est la bienvenue parce que notre communauté rencontre beaucoup de problèmes. Notamment, des problèmes organisationnels, surtout, au niveau des notables où tout le monde se fait appeler ‘’Nanan’’. Mais aussi au niveau de l’état civil, puisque de nombreux enfants n’ont pas de papiers. Ils ne sont donc pas reconnus ici et ils ne le sont pas, non plus, au Burkina. Ce sont quasiment des apatrides. Il faut trouver une solution à ce problème. Il y a également les conflits fonciers dans lesquels sont souvent impliqués nos compatriotes. Il faut trouver des solutions consensuelles à ces conflits en accord avec les autochtones et les allochtones ou allogènes. Voilà les points saillants de ce que nous entendons faire une fois élu.
– Vous ne l’ignorez pas, la communauté burkinabè est très divisée. Il y a beaucoup de querelles de chefs ou de leadership ; qu’entendez-vous faire pour ramener la cohésion ?
Si vous avez remarqué, mon slogan porte sur le rassemblement. D’ailleurs, je me désigne comme le ‘’candidat du rassemblement’’. C’est vous dire combien l’union et la cohésion au sein de la communauté me tiennent à cœur. Je veux faire comprendre aux uns et aux autres que c’est l’union qui fait la force et que l’on ne gagne rien dans la division.
– C’est du bénévolat, on l’a dit, on se demande donc avec quels moyens vous allez fonctionner ?
Ce n’est pas sorcier, nous allons fonctionner avec nos propres moyens. Je vous apprends que j’ai déjà dépensé plus de 200.000FCFA rien que pour les différentes démarches et activités liées à ma campagne. Il y en a qui veulent voter mais ils n’ont même pas parfois les frais de la photocopie. Je dois m’occuper de tout ça. Nous ne briguons pas ce poste pour de l’argent. La satisfaction morale nous suffit.
– Votre mot de fin, à quelques jours du scrutin prévu pour le 1er juillet
Je voudrais demander à mes compatriotes de sortir massivement le jour du vote pour nous voter, plutôt pour me voter. J’ai un programme très chargé pour défendre leurs intérêts. Ensemble, nous allons faire bouger les choses.

 

Réalisée par René Ambroise Tiétié

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