@Informateur.info- Le samedi 13 avril dernier, un groupe d’hommes d’affaires de la diaspora burkinabè s’est réuni à San-Pédro avec pour objectif la mise en place d’une faîtière comme Informateur.info l’a annoncé dans une précédente publication la veille. (Lire Des opérateurs économiques burkinabè en conclave ce samedi). Si nous trouvions l’idée intéressante en ce sens que la naissance de ce groupement d’intérêt économique aux dires de ses initiateurs visait à constituer une passerelle entre les hommes d’affaires de la diaspora et les autorités burkinabè, d’autres sources soutiennent que la création de cette faîtière obéît à un plan politique dans la perspective de 2020.

De fait, des opérateurs économiques qui ont  des entrées à la présidence burkinabè, ont soufflé cette idée au président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré himself qui a marqué son accord pour la mise en place de cette organisation. L’objectif, est de capter les opérateurs économiques qui militent dans le parti présidentiel et qui, éventuellement, pourraient être mis à contribution le moment venu.  «Il s’agit d’opérateurs économiques qui vont travailler en sous mains pour le régime du MPP et à qui des moyens seront octroyés en fonction de leur dynamisme. Cela n’a rien d’une organisation d’opérateurs économiques normale», nous confie un opérateur économique sous le sceau de l’anonymat, qui dit avoir décliné l’invitation de la rencontre de San-Pédro.

En effet, la mise en place d’une seconde faîtière des hommes d’affaires depuis San-Pédro alors qu’il existe déjà un Conseil des opérateurs économiques burkinabè en Côte d’Ivoire, présidé par un certain Moussa Ouédraogo, intrigue à plus d’un titre. Mais ce qui sème le plus la confusion dans les esprits, c’est la présence à la rencontre de San-Pédro de Issiaka Sawadogo alors que ce dernier est membre dudit Conseil, mis en place il y a plus de six mois et dont le bureau est à l’œuvre. Que va chercher le patron de la filière bétail-viande en Côte d’Ivoire dans une nouvelle organisation aux intentions inavouées? Pourquoi ne convainc t-il pas les autres à intégrer le Conseil dont il a activement travaillé à la création? Et si jamais son cœur n’y était pas, pourquoi ne pas clairement le faire savoir aux membres de ce Conseil afin d’en créer un autre librement? Des réponses à ces questionnements découlent immanquablement la considération que l’on mérite où le mérite que l’on est en droit de revendiquer.

Le cercle associatif de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire peine déjà à s’unir et à parler d’une seule voix à cause des divisions politiques. Si ceux qui font l’économie ou du moins qui y participent doivent aussi donner une telle image, il faut désespérer de ses acteurs.

Dalima Dahoué

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