Le président de l’Assemblée nationale Guillaume Soro a rencontré le  dimanche 18 mars 2018, les anciens Secrétaires généraux de la Fédération scolaire et estudiantine de Côte d’Ivoire (FESCI). Ils s’étaient déjà rencontrés une semaine plus tôt. Des rencontres  qui continuent de  susciter des commentaires parfois acidulés,  souvent dérangeants, mais toujours passionnés. Qu’en est-il à la vérité ? Quels sont les non-dits de ces rendez-vous qui semblent insupporter certains ?

Martial Ahipeaud, Eugène Djué, Jean-Yves Dibopieu, Blé Guirao, Karamoko  Yayoro, Sidiki Konaté et  tutti quanti, tous anciens  SG ou simples membres de la FESCI,  viennent de se concerter avec Guillaume Soro, l’un des leurs. C’est la seconde fois que ces personnes qui ont en commun leur appartenance passée à la FESCI se voient pour échanger et, peut-être,  ‘’bâtir des plans sur la comète’’.  Toute chose qui semble donner des ‘’crises d’urticaire’’ à des personnes qui apprécient modérément ces rencontres. Mais les concernés qui en ont vu d’autres n’en éprouvent aucune gêne et paraissent plutôt déterminés à aller au bout de leur logique. « Il faut qu’on n’ait aucun complexe quand nous nous retrouvons. Nous sommes venus ici parce que nous avons un dénominateur  commun. Nous sommes dans un cadre familial et fraternel », a indiqué Guillaume Soro comme pour répondre à ses contempteurs. « Le moment est arrivé de nous interroger sur notre positionnement dans cette nation. Il faut faire le rappel de toutes les troupes », surenchérit Martial Ahipeaud.  Que dire de plus ? Sinon que ces personnes ne commettent aucun délit en se rencontrant.

On remarquera, au demeurant, que pour avoir appartenu à la FESCI, ils ne sont pas moins de bords politiques différents voire antagonistes. C’est à ce niveau que réside tout l’intérêt de ces rendez-vous qui doivent être vus comme une préfiguration de la Côte d’Ivoire de demain. Plus fraternelle et plus conviviale, parce que plus tolérante. On aura compris que Soro et ses anciens camarades de la FESCI  donnent une leçon de tolérance à la classe politique traversée par les divisions et les inimitiés parfois irréductibles.

Chacun pourra donc voir ce qu’il veut derrière ces rassemblements mais une chose est sûre, ils doivent être encouragés en ce qu’ils rompent avec une certaine manière de faire la politique qui voudrait que l’on se combatte dès lors qu’on ne partage pas les mêmes idées ou idéaux.  Il y a longtemps que les chemins de Martial Ahipeaud et Guillaume Soro se sont séparés, mais cela ne les empêche pas de se retrouver  pour  penser la Côte d’Ivoire de demain. Quitte à ce que chacun milite ensuite dans le parti de son choix ou suive sa trajectoire. Sans préjudice pour l’idéal commun  qui est le devenir de la Côte d’Ivoire et la recherche du bien-être de la majorité des Ivoiriens. Leur mérite n’est pas moindre.

René Ambroise Tiétié

Articles connexes

Leave a comment