L’alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle (APMP) a animé une conférence de presse ce jeudi 2 août 2018 à Ouagadougou, pour donner les raisons qui ont suscité la remise en cause de la carte consulaire, comme document de vote de la diaspora aux prochaines élections du Faso.

Pour la majorité présidentielle : «On ne va pas dénoncer les risques de fraude et, à un moment donné, cautionner les possibilités qui y concourent ! », s’est-elle adressée d’emblée à l’opposition politique du Burkina Faso. Si la majorité présidentielle se réjouie de  L’adoption de ce code, qui est une réelle victoire pour le renforcement de la démocratie au Burkina Faso, le défi est d’offrir à la CENI (Commission électorale nationale et indépendante), un dispositif biométrique propre, pour des élections fiables. C’est pourquoi, selon les explications de la coalition au pouvoir, le nouveau code électoral a fait l’option de retenir la CNIB (Carte nationale d’identité burkinabè) ou le passeport national en cours de validité, comme documents officiels pour s’enrôler sur le fichier électoral et pour voter. Et de dire que la carte consulaire n’a pas été retenue comme document, parce qu’elle n’est qu’un document d’identification destiné à faciliter la circulation à l’intérieur d’un pays étranger aux détenteurs, avant d’ajouter que les documents requis pour l’obtention de la carte consulaire varient selon les pays. A en croire les animateurs de cette conférence de presse, dans la majorité des pays, avec le seul acte de naissance, on se fait délivrer une carte consulaire, alors que l’acte de naissance, ne peut conférer une nationalité déterminée au détenteur. Ceci, pour dire que la qualité et la fiabilité des cartes consulaires varient selon les pays, pour ne pas dire qu’elle reste sujette à polémique. Ainsi, se référant à la fibre du patriotisme et du nationalisme de tout Burkinabè, les organisateurs de cette rencontre d’explication avec la presse, ont appelé leurs concitoyens à se faire établir la CNIB qui ne coûte que 2500FCFA. En outre, la majorité présidentielle n’a pas manqué de rappeler aux Burkinabè de l’extérieur qu’ils disposent encore de deux ans, pour acquérir éventuellement le document leur permettant de voter.

In fine, pour corroborer  le choix opéré par le code électoral, l’alliance des partis et formations politiques de la majorité présidentielle ont fait la révélation selon laquelle, c’est l’opposition qui en son temps, a mené un combat ardu, pour qu’on élimine toutes les pièces qui ne présentent pas de gage de fiabilité pour ne retenir progressivement que, la CNIB (accessoirement le passeport pour ceux qui l’ont), ont souligné les orateurs de cette conférence de presse, co-animée par le coordonnateur de l’APMP, Clément Sawadogo, le président du PPR, François Tambi Kaboré, Issa Barry du NTD, Michel Béré du PAREN et Moussa Traoré de l’ADD.

 

Yannick Kobo

 

 

 

Articles connexes

Leave a comment