Prostitution: Les Guinéennes prennent le dessus sur les Ivoiriennes et les Burkinabè...

Prostitution: Les Guinéennes prennent le dessus sur les Ivoiriennes et les Burkinabè à Ouaga

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Cet immeuble est l'un des sanctuaires du sexe à Ouagadougou

Le sexe bon  marché n’est pas une denrée rare à Ouagadougou. Loin s’en faut. Il y a qu’à faire un tour la nuit tombée à l’avenue Kwamé N’Krumah et ses artères secondaires pour se rendre compte que cette pratique a encore de beaux jours devant elle. Du 15 au 17 février dernier, nous avons côtoyé le sanctuaire de la prostitution de la ville de Ouagadougou, en l’occurrence «l’hôtel Banana». C’est un vieil immeuble de trois niveaux d’une trentaine de chambres dont plus de la moitié sont occupées en permanence par des prostituées qui y ont fait leur lieu d’habitation. «Nous cotisons chacun 5.000FCFA par jour pour payer l’hôtel parce que nous n’avons pas de famille ici à Ouaga. C’est donc ici qu’on met nos clients à l’aise», rapporte Aminata. Et dans une chambre, elles peuvent être deux ou trois, selon le constat que nous avons pu faire. Au pied de l’immeuble se trouve une célèbre boite de nuit, «Banana Bar VIP» très fréquentée. Le jour, c’est un endroit «innocent» qu’il est donné de voir ; totalement désert où règne un calme plat. Mais à l’intérieur de ces fenêtres fermées où l’on ne voit aucune ombre planer, se reposent des dizaines de prostituées qui tentent de rattraper le sommeil qu’elles ont chassé toute la veille à accoster et à «croquer» les hommes.

Le décor des nuits chaudes se plante dès 16heures. En effet, c’est autour de cette heure,  avec le soleil de plomb déclinant que les premières tables et chaises sont dressées devant l’esplanade de la boîte de nuit. C’est aussi à cette heure que les premiers clients, les disciples de Bacchus s’envoient la bonne bière. En face de ce site, de l’autre côté de la rue, se dresse un plein air où d’autres clients font la fête à la bière. De 16 à 19h, c’est l’alcool et la cigarette qui occupent les clients. Mais une fois la nuit tombée le décor s’enrichit avec la présence des prostituées qui sortent de leur maison. Des tenues légères qui laissent entrevoir des parties intimes du corps pour certaines, et des tatouages visibles pour d’autres. «Ces belles de nuit» sont très entreprenantes à la fois dans les rues et dans les chambres. D’où l’affluence de clients qui ne boudent pas leur plaisir.

  • Kwamé N’Krumah ou la foire au sexe

Seulement, initialement tenu par les ivoiriennes qui avaient fini par y attirer des Burkinabè, l’hôtel Banana et ses environs offrent aujourd’hui plus de filles de joies Guinéennes. «Ce sont les Ivoiriennes et les Libériennes qu’on trouvait avant ici sur l’avenue Kwamé N’Krumah. Les Burkinabè aimaient bien ces filles d’un autre style. Ils trouvaient ça séduisant. Mais depuis, les anciennes ont quitté le site pour d’autres boites de nuit  plus attrayantes quand d’autres se sont reconverties. Elles n’arpentent pas toutes les rues par plaisir», explique un riverain avec qui nous avons échangé dans un kiosque dans les parages. «Depuis, nous avons vu défiler d’autres filles venant de la Guinée. Elles sont désormais les plus nombreuses et ça plait aux clients», soutient Bernard. Lire la suite sur lageneraledepresse.net

 

 

 

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