Projet d’extension du P.A.A : Les populations de Vridi Canal dénoncent le...

Projet d’extension du P.A.A : Les populations de Vridi Canal dénoncent le «complot» d’Anne Ouloto

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Daouda Kaboré, le conférencier

Le projet d’extension du Port Autonome d’Abidjan (PAA) menace les riverains de Vridi Canal et de Vridi 3. En effet, les populations de ces deux sous-quartiers sont sur le point d’être déguerpis. Selon un article paru, récemment, dans un quotidien de la place, ces populations auraient accepté «de quitter les sites concernés par le déguerpissement qui aura lieu très bientôt». Un mois après, les populations clament haut et fort qu’elles ne reconnaissent pas avoir dit qu’elles acceptaient de partir. Sous la demande du président de l’association des sans voix Daouda Kaboré, dimanche 16 juillet 2017, au foyer des jeunes de Vridi Canal, les riverains ont tenu une réunion pour dénoncer, selon eux, le ‘’complot’’ de la ministre Anne Ouloto avec certains riverains pour les déguerpir de force. C’est pour cela d’ailleurs qu’elle est allée voir le journal en question « pour écrire cet article, inventer de toutes pièces », ont déclaré des participants.

Lors de la réunion, Daouda Kaboré, comme  les populations venues nombreuses pour assister à la réunion,  s’est dit être étonné « des mensonges » qu’a relatés ledit journal. «Parce que lors de la visite de la ministre Anne Désirée Ouloto, le mercredi 14 juin dernier, au même foyer des jeunes de Vridi Canal, qui était accompagnée du DG de la société l’AFARGE HOLCIM, pour la cérémonie de lancement officiel du projet Accompagnement à l’hygiène et à la salubrité des ménages,  ce n’étaient que des jeunes « corrompus » et manipulés qui étaient présents», a-t-il fait savoir. «Mais force est de constater que dans l’article,  il était mentionné qu’enfants, jeunes et vieux, avaient pris part à la cérémonie et que tous avaient répondu en chœur, qu’ils étaient pour le déguerpissement et devaient  recevoir un accompagnement du gouvernement pour s’installer ailleurs », a ajouté Daouda Kaboré. «Une minorité ne peut pas parler au nom de tout une population, estimée à environ 8.000 âmes de nos jours», a-t-il soupiré,  fortement applaudi  par la foule acquise à sa cause. Quand il a posé la question de savoir si «les uns et les autres étaient disposés à quitter les lieux», la réponse fut un grand « NON !!!! » d’ensemble. Les habitants ne reconnaissent même pas avoir été informés de la décision qui est mentionnée dans le journal en question.

Toutefois,  Daouda Kaboré reconnaît que la terre appartient à l’Etat. Et s’il y a un problème,  la logique aurait voulu que les habitants des sites en question, soient alertés par le dialogue et non par les médias. «C’est ce qui nous choque le plus», a-t-il indiqué. Il a tenu également à préciser avec les populations qu’ils étaient ouverts à des discutions avec l’Etat. Afin qu’ils soient bien situés sur leur  sort  après le déguerpissement, avant de prendre la décision de quitter les lieux. C’est pour cela d’ailleurs qu’il a profité de l’occasion pour lancer un appel à  Mme  la ministre Anne Ouloto, «qu’elle vienne vers eux, de façon officielle clarifier les choses afin d’éviter les malentendus dans le futur».

Notons que la cérémonie a été un tout petit peu perturbée au début,  par de jeunes gens qui étaient contre son déroulement. Mais,  la réunion a pu se dérouler  dans une bonne ambiance  et les gens se sont déplacés massivement pour y prendre part. A la fin,  les jeunes, enfants et vieux de la cité de Vridi, ont tenu à féliciter, mais aussi à remercier le président de l’association des ‘’Sans voix’’  Daouda Kaboré, pour l’effort qu’il fait pour leur quartier.

Georges Kouamé

 

 

 

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