@Informateur.info- Comme tout sujet d’actualité qui dévient caduc les jours suivants, le tollé suscité par l’exclusion de la carte consulaire burkinabè consacrée par le nouveau code électorale au titre des documents de vote pour la présidentielle de 2020 semble se dissiper. Ambiance des premières heures.

En effet, dès l’adoption de la loi le 30 juillet dernier par le parlement, la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire avait présenté une ligne de fracture. On avait ainsi d’un côté un petit groupe de leaders d’associations moins représentatifs de la diaspora mais très bruyants qui s’est donné les moyens d’afficher sa position en soutenant le nouveau code électoral. Parfois à travers  des conférences et meeting où la mobilisation trahissait les convictions réelles de ses initiateurs. Puis sont arrivés, dans un cadre informel, des ministres et des députés proches du régime de Ouaga à Issia et à Abidjan. Eux aussi ont saisi l’aubaine pour justifier le nouveau code électoral.

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De l’autre côté, l’on avait les protestataires, composés de nombreuses structures de la société civile mais aussi du relai du CFOP-Côte d’Ivoire. Ces derniers ont aussi fait entendre leurs voix à travers des conférences de presse où ils ont rejeté le nouveau code électoral. Au contraire de ceux qui soutiennent le nouveau code électoral, les protestataires n’ont pas reçu le soutien du CFOP sur le terrain. L’opposition politique burkinabè n’a pas daigné effectuer de déplacement à Abidjan pour galvaniser ses sympathisants. Pourtant, il ne se passe pas un trimestre sans que ses leaders ne défilent à Abidjan dans le cadre de leurs affaires privées. Au contraire encore de ceux qui soutiennent le nouveau code, les protestataires n’ont pas tenu de meeting jusque-là.

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Du coup ceux qui se satisfont du nouveau code au détriment de la carte consulaire semblent gagner la bataille de l’opinion en Côte d’Ivoire. Ils sont incontestablement les plus bruyants mais loin d’être les plus nombreux. Or en politique les résultats sont toujours tributaires des moyens que l’on consent dans la lutte. Il est bien facile d’accuser les autres de recevoir des moyens du pouvoir pour leurs activités mais que font ceux qui accusent pour relever le défi de l’équilibre ? En clair que fait le CFOP pour ceux qui mènent sa lutte en Côte d’Ivoire? Sa marche-meeting du 29 septembre à Ouaga sera-t-elle synchronisée à Abidjan? Ça  pourrait être signal fort.

 

Yannick Kobo

 

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