Le projet de la nouvelle  loi sur la presse est sur la table ses députés. Et déjà c’est le branle-bas de combat chez les  journalistes qui n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme un recul, une régression qui fait désormais peser sur la tête de l’homme de media l’épée de Damoclès de la prison.

Qu’est-ce qui a motivé le projet de la nouvelle loi sur la presse ? Que  sous-tend ce projet qui  ressemble à un bâillon pour la profession ? En cause, pour l’essentiel,  l’article 90 que les journalistes  ivoiriens qui ne manquent pas d’humour ont réduit à l’adverbe  ‘’quiconque’’. A la vérité, avec la nouvelle loi, ‘’quiconque’’ a le ‘’malheur’’ d’être journaliste n’est pas à l’abri  d’un séjour à la célèbre MACA. Puisque le journaliste n’est plus libre d’écrire tout ce qu’il voit, tout comme il devra faire attention à ce qu’il rédige, la ‘’diffamation’’, l’incitation à la haine’’, à l’insoumission’’ et la ’’rébellion’’ n’étant pas loin ! De la dépénalisation  à la pénalisation, le changement est énorme ! Du coup, les journalistes  ne comprennent plus rien. Que leur veut donc le pouvoir ? Pourquoi ce tour de vis qui sonne comme une… mise en demeure que pourrait justifier ce que certains n’ont de cesse de fustiger depuis que le Chef de l’Etat Alassane Ouattara est au pouvoir ; à savoir son refus voire sa phobie de la contradiction. Faut-il rappeler que le gouvernement Ahoussou Jeannot II a été dissout suite à un désaccord entre le PDCI et le RDR au sujet du projet de loi sur le mariage dont le vieux parti ne comprenait pas le bien-fondé ? Le président Ouattara qui n’a pas apprécié que son allié du PDCI ait émis quelques réserves sur la pertinence dudit projet, n’a pas hésité à dissoudre le gouvernement.

  • Que veut donc le pouvoir?

Ce fut quasiment la même réaction lorsque, à l’orée des législatives du 16 décembre 2016, les ministres Mabri Toikeusse et Gnamien Konan décidèrent, en violation des consignes du Directoire du RHDP, de se porter candidats et de susciter des candidatures au nom et pour le compte de leurs formations politiques respectives (l’UDPCI et l’UPCI). Ils furent renvoyés du gouvernement, sans autre forme de procès ! On l’aura donc compris, la 3ème République sera différente de la 2ème.  Celle-ci admettait la liberté de la presse même si tout n’était pas parfait, celle-là pourrait être ‘’liberticide’’ ou plutôt très regardante. Lire la suite sur lageneraledepresse.net

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