@Informateur.info- 5 Août 2018- La semaine écoulée aura été marquée par une série de conférence de presse de la société civile burkinabè en Côte d’Ivoire et le relai ivoirien du Chef de file de l’opposition politique burkinabè. Tous ont tenu à se prononcer sur le nouveau code électoral voté le 30 juillet dernier et qui exclut au titre des documents de vote à la présidentielle en 2020, la carte consulaire. Mais pas que ça. L’idée-loi selon laquelle le vote de la diaspora devrait se faire seulement dans les Ambassades et dans les Consulats généraux n’est pas aussi du goût pour beaucoup.

Pograwa Moumouni

La première structure à réagir dès le lendemain de l’adoption du code électoral est le mouvement politique «C’est le Moment».  En effet, le mercredi 1er août au cours d’une conférence de presse aux 2Plateaux, l’ex-représentant du parti UNIR/PS en Côte d’Ivoire, Pograwa Moumouni, aujourd’hui leader de «C’est le Moment» s’est réjoui de l’adoption du nouveau code électoral qui permet enfin le vote de la diaspora burkinabè. A l’occasion, Pograwa Moumouni a soutenu les documents choisis par les députés burkinabè pour le vote de 2020.

Le même mercredi 1er août, Désiré Zoundi, coordonnateur du Cadre de concertation de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire (CDC) réagit sur sa page facebook, en exprimant sa désolation vis-à-vis de la mise à l’écart de la carte consulaire. «C’est une loi d’exclusion qui n’honore pas le Burkina Faso», a conclu ce dernier.

Moussa Zallé (au centre)

Dans la même veine, un autre poids lourds de la diaspora, en l’occurrence Hamed Sawadogo, président de la jeunesse du Conseil national des burkinabè en Côte d’Ivoire (CNB-CI) a lui aussi fustigé la mesure prise par les députés burkinabè. Et a exhorté la majorité présidentielle à revoir sa copie avant la présidentielle de 2020.

Le jeudi 3 août, le Collectif des associations et mouvement de jeunesse burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJBCI), l’un des mouvements de jeunesse dont la voix porte au sein de la diaspora monte au créneau du côté d’Attécoubé. Pour le président Zallé Moussa et ses camarades l’exclusion de la carte consulaire est tout simplement inacceptable. Mais au-delà de cette dénonciation, cette structure appelle les autorités burkinabè à clarifier le statut de la carte consulaire.

Le CFOP-Côte d’Ivoire

Le même jeudi, du côté de Treichville, la coalition ivoirienne de UPC, le CDP, la NAFA, et l’UNDD anime aussi une conférence de presse pour elle aussi s’insurger contre le fait que la carte consulaire soit retirée des documents de vote. Le relai de l’opposition politique burkinabè en Côte d’Ivoire demande tout simplement l’arrêt de la délivrance de la carte consulaire et n’exclut pas l’organisation des manifestations sur l’Ambassade et le Consulat.

Dans ces débats contradictoires à chaud sur le nouveau code électoral en Côte d’Ivoire, l’on note tout simplement un grand absent. Il s’agit du MPP-Côte d’Ivoire.

 

Yannik Kobo

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