Le mercredi 8 Aout 2018, sur invitation de son Excellence Monsieur Mahamadou Zongo, Ambassadeur du Burkina Faso en République de Côte d’Ivoire une rencontre a eu lieu entre les représentants des partis politiques d’opposition à savoir :
– L’UPC-CI
– LE CDP-CI
– L’ADF/RDA-CI
– L’UNDD-CI
– LA NAFA-CI
– FASO AUTREMENT-CI

A l’effet de s’exprimer sur la conférence de presse faite par le CFOP-CI et sa volonté de marcher sur les Consulats et Ambassade et l’arrêt de la confection des Cartes Consulaires.

Après avoir souhaité la bienvenue à la délégation, l’Ambassadeur Zongo a tenu à marquer son étonnement sur la conférence de presse du CFOP et surtout l’affirmation pendant ladite conférence de marcher sur les Consulats et l’Ambassade.
Après l’exposé des faits par l’Ambassadeur, le porte-parole de la délégation, M. Frédéric Somda Président de la Fédération UPC Côte d’Ivoire a remercié l’Ambassadeur et ses collaborateurs pour la promptitude avec laquelle il a invité l’opposition Burkinabé représentée en terre d’Eburnie à cette rencontre pour des éclaircissements.
Allant dans le fond des débats le porte-parole de la délégation a tenu à son tour à dire à l’ambassadeur son étonnement et sa surprise quant aux déclarations des ministres du Gouvernement Tiéba, qui ont tenu des propos outrageants à l’encontre de la Diaspora Burkinabè, en affirmant, avec morgue et arrogance, que la Carte Consulaire ne serait qu’un simple document d’identification de son détenteur dont la nationalité Bukinabè ne serait pas forcément établie.
A sa suite les différents représentants des partis politiques ont abondé dans le même sens de ce que les propos vexatoires de nos ministres livrent nos compatriotes au racket et divers abus.
Ils ont tenu à avoir des clarifications de l’ambassadeur, quant à la fiabilité et à la biométrie de la carte consulaire ; Les partis d’opposition ne comprennent pas le fait que, pendant la transition, le CNT avait affirmé lors de leurs premières assises que le droit de vote des Burkinabé de la Diaspora était acquis depuis 2010 et confirmé en 2015, avec les mêmes Cartes d’Identités Consulaires.

 

Une remarque de taille que l’Ambassadeur connaît, au verso de la carte consulaire il est écrit : « Cette carte délivré aux résidents Burkinabé en Côte d’Ivoire tient lieu de carte d’Identité Burkinabé». Fin de citation. L’Ambassadeur dit reconnaître le caractère biométrique de la carte consulaire qui fait de son détenteur un burkinabè. Après les déclarations malheureuses de nos ministres, des éléments des Forces de Défense et Sécurité ont commencé à s’en prendre à nos compatriotes dans les zones de San-Pédro.

 

Après avoir écouté les uns et les autres, l’Ambassadeur Zongo a remercié une fois de plus les différents intervenants et réaffirmé la fiabilité et la biométrie de la Carte d’Identité Consulaire : elle est sécurisée et aucune personne ne peut avoir deux numéros. L’Ambassadeur Zongo affirme que concernant le coût de la carte consulaire, il est celui-là qui ne fait qu’appliquer la loi et qu’il n’en n’était pas l’auteur. Il a également tenu à dire que son rôle consiste à veiller sur les Burkinabé résidant en Côte d’Ivoire et les relations bilatérales entre la Côte d’Ivoire et Burkina Faso ; qu’il n’avait pas mandat ni qualité pour se prononcer sur la validité de la pièce à choisir pour le vote des présidentielles de 2020.

 

L’opposition Burkinabè représentée en Côte d’Ivoire constate que, en dépit de l’intervention du ministre des Affaires Étrangères, qui a tenté de rattraper les bévues de ses homologues, le mal est fait. Les Burkinabé de la Diaspora se sentent méprisés par nos autorités… Comme s’ils sont des sous-citoyens.

 

L’article premier de la constitution indique que tous les Burkinabé sont égaux en droit. C’est pourquoi les Burkinabè de la Diaspora réaffirment leur droit à se faire entendre par nos gouvernants, afin que cette loi scélérate qui catégorise les citoyens d’un même pays soit corrigée.

 

Après des échanges et des précisions la délégation des partis politiques de l’opposition Burkinabè représentée en Côte d’Ivoire, par la voix de son porte-parole, a remercié l’ambassadeur et ses collaborateurs pour leur disponibilité et la courtoisie avec laquelle les différents sujets ont été abordés.

 

Fait à Abidjan le 08 Août 2018
Le CFOP Côte d’Ivoire

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