Mohamed Koanda était un illustre inconnu dont la vie vient de connaitre un tournant. De fait, l’histoire de ce jeune burkinabè sacré Prix Chancelor’s Award 2018, le 19 mai dernier, alors qu’il ne connaissait pas un mot d’anglais en 2011, force le respect et l’admiration.

En effet, c’est en 2011 que Mohamed Koanda quitte son Burkina natal, précisément la province du Kouritenga, pour rejoindre son paternel qui vit au pays de l’Oncle Sam. Il avait à peine 17 ans et arrive dans ce pays-continent dont il ne maitrise pas la langue. Qu’à cela ne tienne, il est inscrit à l’école. Mais compte tenu de son anglais plutôt basique, il est suivi par des ‘’répétiteurs’’ chargés d’améliorer sa compréhension de la langue de Shakespeare. A force d’acharnement et de détermination (il passe parfois des nuits blanches à bosser), il réussit à se mettre à niveau et arrive à s’intégrer. Mais ce qu’il faut souligner, c’est que ce jeune homme bien de son temps, a tourné le dos aux mondanités et aux ‘’amusements’’ comme dirait l’homme de la rue du côté de Ouagadougou. Il ne participait donc pas aux bals de fin d’année, si prisés aux USA et il a snobé les jeux vidéos qui créent un comportement addictif chez certains jeunes. On peut donc dire qu’il a consenti d’énormes sacrifices pour arriver au sommet de l’excellence scolaire. Il administre ainsi la preuve que ‘’vouloir, c’est pouvoir’’.

De Pouytenga à New-York, que de chemin parcouru! Mohamed Koanda fait désormais la fierté, et de sa famille et de son pays, le Burkina Faso dont le président, Roch Christian Kaboré, lui a adressé ses félicitations et encouragements après qu’il a décroché la timbale.

Passionné d’athlétisme, Mohamed Koanda est véritablement un compétiteur. Son parcours devrait inspirer les jeunes africains, singulièrement ceux du Burkina Faso qui devraient comprendre qu’il suffit parfois d’y croire et de faire des sacrifices pour ‘’décrocher la lune’’. Etant entendu que rien de grand ne se construit sans sacrifices.

C’est sans doute la leçon subliminale qu’il faudra tirer de la ‘’success-story’’ de Momo, ce jeune burkinabè de 23 ans qui a mis l’Amérique à ses pieds.

Jean François Fall

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