Depuis le mardi  24 octobre 2017 la ministre Affoussiata Bamba-Lamine, le secrétaire général de l’Amicale des Forces Nouvelles,  Sekongo  Félicien et le  Directeur de la communication du PAN, Touré Moussa sont mis sous observation par le régime. Une mesure inédite que le porte-parole du gouvernement et ministre de l’Economie numérique et de la Poste, Koné Bruno Nabagnè, aurait trouvé ‘’normale’’ (sic). Mais chacun aura compris que cette disposition particulière participait de la ‘’croisade ‘’ contre le président de l’Assemblée nationale initiée par le pouvoir. Et en dépit des dénégations  de l’entourage du Chef de l’Etat qui assure, la main sur le cœur, qu’il ‘’n’y a pas de problème entre Ouattara et Soro’’, il est difficile de ne pas croire le contraire. Surtout que la mise sous observation des personnalités susnommées vient s’ajouter à une longue liste de mesures vexatoires, notamment le limogeage de cadres pro-Soro ou supposés tels ou l’incarcération du directeur du protocole du PAN impliqué dans une affaire de cache d’armes.

Dans cette atmosphère marquée par la suspicion et les procès d’intention, on s’étonne que les ministres Sidiki Konaté et Alain Lobognon ne soient pas inquiétés. Or, ils sont parmi les forts en thèmes dans l’entourage de Guillaume Soro. Mais, la raison en est toute simple : ils sont revêtus du ‘’sceau’’  de la représentation nationale qui leur assure ‘’l’immunité parlementaire’’. Ils ne pouvaient donc être mis  sous observation comme le citoyen lambda. Pour autant, qui sait si le régime ne prépare pas ‘’quelque chose’’ contre eux. Attendons de voir !

Tassigny Auriol

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