@Informateur.info- Trois mois après son incarcération à la maison d’arrêt et de correction de Ouagadougou (Maco), le Collectif liberté et dignité pour Safiatou Lopez Zongo, continue de s’insurger contre les conditions de détention de cette Dame, et du dilatoire dans le  traitement de son dossier. Une situation que ce collectif a dépeinte, au cours d’une conférence de presse animée ce mercredi 5 décembre 2018 à Ouagadougou.

 

«Depuis plus d’une semaine, Safiatou Lopez, présidente d’honneur du cadre de concertation nationale des organisations de la société civile (CCNOSC) est interné dans une clinique pour raison de santé. Elle n’arrive plus à se tenir debout donc elle se déplace en fauteuil roulant», déplore avec amertume ce collectif, qui n’a de cesse de réclamer sa libération.

 

Pour Abraham Badolo, membre du collectif, « Si tel est que Safiatou Lopez est poursuivie par la justice militaire pour des faits supposés de complots contre l’Etat et non par le tribunal de grande instance de Ouagadougou, alors elle devrait être détenue à la maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) et non à la MACO», a-t-il fustigé la justice burkinabè, qui serait à deux vitesses. Ce pourquoi, dira Siaka Coulibaly, président du collectif liberté et dignité : «L’arrestation de Safiatou Lopez  sonne comme une tentative de musellement», a-t-il dénoncé. En somme pour cette structure «Safiatou Lopez est une prisonnière d’opinion du pouvoir en place. Lequel pouvoir éprouve simplement une sainte peur de son activisme critique et de ses opinions. Sa détention est aujourd’hui une violation flagrante en matière des droits de l’Homme. Aucun texte de loi au niveau national, régional ou international ne peut justifier qu’elle soit privée de sa liberté, sauf à faire constater avec tristesse, la situation de dérive de nos autorités qui ont choisi de porter gravement atteinte et fouler aux pieds les propres textes du pays et ceux que le pays a ratifiés au niveau international».

 

Pour rappel, c’est dans la nuit du 28 Août 2018, que Safiatou Lopez  Zongo a été interpelée par la gendarmerie nationale avant d’être incarcérée à la MACO. Selon  la justice, cette arrestation fait  état de son implication possible dans une tentative de faire évader des détenus de la MACA.

Yannick Kobo

 

 

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