Le samedi 17 février 2018, le Maréchal de Logis (MDL) Guy Roger Angora, 30 ans, a été lynché,  à Blolequin,  par une population en furie qui lui reprochait d’avoir mortellement atteint un jeune ‘’moto-taxi’’ qui aurait refusé de se soumettre, ce jour-là, au ‘’racket’’ instauré par les forces de l’ordre et qui consiste à remettre 1000FCFA à celles-ci.  Mais les ‘’lyncheurs’’ ne se sont pas arrêtés là. Ils ont saccagé et incendié la caserne de gendarmerie, les résidences du Préfet, du sous/préfet et du secrétaire général  de préfecture. Quelle violence vindicative ! Quelle folie destructrice !

Il convient de condamner, sans la moindre réserve, l’attitude de la population qui s’est rendu  coupable d’actes répréhensibles et innommables. Même si  le MDL  Guy Roger Angora a eu à tirer sur le ‘’moto-taxi’’, cela ne saurait justifier le déferlement de violence observé de la part de la population.  ‘’Nul n’a le droit de se rendre justice’’, dispose la loi. Dès lors, rien, absolument, rien ne peut absoudre l’inconduite des personnes qui ont lynché le gendarme présumé coupable et mis le feu à la gendarmerie et aux bâtiments susmentionnés. On peut pointer le manque de civisme des Ivoiriens en général, et des habitants de Blolequin , en particulier.

Pour autant, on ne peut passer sous silence, le comportement des forces de l’ordre coutumières du racket, ce phénomène qui semble avoir la peau dure. Les torts sont donc partagés. Il faut espérer que ce qui s’est passé à Blolequin ne se reproduise pas.

Tassigny Auriol

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