Les djihadistes semblent avoir fait du Burkina Faso une cible de choix en Afrique de l’ouest. Et cela depuis la chute du régime Compaoré sous lequel ce pays était préservé des attaques de ces ‘’fous de Dieu’’.

Au point où certains regrettent , aujourd’hui, le départ de l’ancien homme fort du Faso qui avait réussi à faire de son pays un véritable havre de paix dans une sous-région en proie à maintes convulsions. Il est vrai qu’il entretenait de bons rapports avec quelques intégristes qui avaient leurs entrées au palais présidentiel, mais ,il serait hasardeux de croire que Blaise Compaoré est de mèche avec les terroristes qui endeuillent le Burkina Faso. Il n’est quand même pas le diable incarné, ni l’ennemi public Numero 1. Loin s’en faut !
C’est pourquoi, il serait intéressant que son successeur Roch Marc Christian Kaboré prenne langue avec lui pour envisager la meilleure formule afin de mettre un terme aux ‘’incursions meurtrières’’ des djihadistes qui commencent à faire désordre. De plus, il ne faut pas occulter les conditions de la chute de Compaoré qui n’ont pas permis une ‘’passation de charges’’ sereine qui aurait, sans doute, permis à Roch de prendre connaissance d’un certain nombre de dossiers ‘’sensibles’’ ; notamment, celui en rapport avec les terroristes.
De toute évidence, un rapprochement entre Kaboré et Compaoré, qui ne sont tout de même pas devenus d’irréductibles ennemis, serait salutaire pour les intérêts du Burkina qui pâtissent de ces attaques. Aussi, les deux personnalités devraient-elles se parler. Cela implique pour l’actuel locataire du palais de Kosyam, humilité et dépassement de soi. L’intérêt supérieur de la Nation le commande , la fraternité entre les deux hommes forgée par des décennies de vie en ‘’commun’’ l’exige. Pour que tout continue.

Jean François Fall

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