@Informateur.info- Après avoir trimé pour porter le groupe Kanis International en haut de l’affiche et en faire une entreprise qui a désormais pignon sur rue, de nombreux cadres sont poussés vers la sortie. Une situation qui s’apparente à une chasse aux sorcières.

«Les premiers seront les derniers… », préviennent les Saintes Ecritures. Cela est en train de se vérifier au sein du groupe battant pavillon burkinabè Kanis International où l’on assiste depuis quelques mois à une vague de départs aussi brusques que suspects. Comme si la direction du groupe prenait un malin plaisir à sacquer ceux-là mêmes qui ont fait les ‘’fondations’’ de l’entreprise. Le lundi 30 avril 2018, Inoussa Kaboré directeur général de Cimfaso est débarqué pour des raisons inconnues. Au sein de la boite, l’on est unanime à reconnaitre que si Cimfaso est devenu le fleuron de l’industrie de la cimenterie burkinabè, l’entreprise la doit pour partie, aux qualités et à l’abnégation de Inoussa Kaboré. Affecté à d’autres fonctions moins valorisantes au sein de la holding, Inoussa Kaboré a dû claquer la porte.

Infortune similaire pour Ilboudo Salif, ex-Dg de Cimasso qui était en disgrâce avec le patron du groupe, Inoussa Kanazoé. Lui aussi a dû quitter l’entreprise.

Idem pour Sadate Bikienga, homme de main de Inoussa Kanazoé en Côte d’Ivoire., ce dernier s’est occupé du chantier de la construction de Cim Ivoire, une des succursales du groupe jusqu’à son opérationnalisation en novembre 2018. Connu pour ses prises de positions tranchées dans la défense des intérêts et de l’image de la société, il vient de jeter aussi l’éponge.

Last but not least, Mahmoudou Kaboré, un autre cadre de la holding dont il était le représentant attitré à Lomé, est également sur le départ. Et comme si la liste n’était pas assez longue, d’autres cadres et non des moindres, seraient touchés par cette vague de départs. On peut le dire la série noire continue donc pour les cadres de Kanis International et de Cim Metal Group. Une série ouverte, faut-il le rappeler, par Ouali Mahamadou.

L’on se souvient qu’en 2016, Mahamadou Ouali avait traduit en justice Kanazoé Inoussa pour «escroquerie et abus de biens sociaux». Le 19 avril 2017, c’est la justice burkinabè, sur dénonciation du Parquet suite à une saisine du Tribunal de Commerce par son ex-partenaire Moussa Koanda pour une expertise de gestion sur CIMFASO, qui interpellait le patron de Kanis International pour surfacturation. Ce dossier s’était soldé en juillet 2018 par une ordonnance de non-lieu partiel.

Tout compte fait, cette manière de se séparer de ses collaborateurs et les procès qui s’en suivent devraient interpeller Inoussa Kanazoé. Car, il ne serait pas hasardeux de parler d’ingratitude. Nous y reviendrons dans une enquête.

Jean François Fall

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