Journée Internationale de lutte contre les MGF : A quand leur...

Journée Internationale de lutte contre les MGF : A quand leur abandon ?

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Ce rituel a été adopté dans 27 pays d’Afrique dont le Mali, le Niger, et le Nigéria depuis des lustres. La mutilation génitale féminine (MGF), dont l’origine reste encore inconnue, est ancrée dans diverses traditions de groupes ethniques. Associé à la pureté et à la chasteté, ce ‘’rite de passage à l’âge adulte’’ qui est réalisé par l’entremise d’un ‘’exciseur traditionnel’’, est pratiqué sur des fillettes de 4 à 8 ans. Il  consiste à faire l’ablation totale ou partielle de parties génitales féminines externes,  à l’aide  d’un couteau ou d’une lame rasoir.

Selon un rapport de l’Unicef publié en 2013, ‘’130 millions de femmes et de filles vivent avec une MGF dans le monde’’.

Cette pratique qui n’enregistre que des complications sur ses victimes dont notamment « les règles douloureuses, la diminution de plaisirs sexuels et les problèmes durant l’accouchement », a été interdite, avant d’être considérée comme ‘’une violation des droits humains en 1970’’ par les Nations Unies.

« Dix-neuf ans après l’adoption de la loi sur les mutilations génitales féminines en Côte d’Ivoire, l’Etat ne ménage aucun effort pour la répression à travers une application rigoureuse de la loi n°98-757 du 23 décembre 1998 relative à la lutte contre l’excision.
Le Gouvernement encourage toute la communauté nationale à mutualiser les efforts et à poursuivre la lutte avec détermination », a déclaré la ministre ivoirienne de la femme, de la protection de l’enfant et de la solidarité Mariatou Koné, ce 6 février à l’occasion de la 14ème journée mondiale de lutte contre l’excision.

Selon certains observateurs, l’arrêt de cet rituel ne pourra être une réalité que lorsque  ‘’  plusieurs communautés décideront d’abandonner  cette pratique’’. Ceux-ci expliquent ensuite que ces communautés qui sont au cœur du changement pourront produire des déclarations publiques et bien d’autres.

Faut-il le rappeler l’expression  ‘’mutilation génitale féminine’’, (MGF) a été adoptée lors d’une conférence régionale du comité inter-africain sur les pratiques affectant la santé des femmes et des enfants au Burkina Faso.

Marina Kouakou

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