Les pluies diluviennes qui se sont abattues sur la Côte d’Ivoire dans la nuit de lundi à mardi 19  juin dernier a, officiellement, causé la mort à 20 personnes.  Le district d’Abidjan a payé le plus lourd tribut avec 18 décès dont 2 à Mossikro dans la commune d’Attécoubé. 72 heures, après le drame des eaux, Informateur.info s’est rendu à Mossikro.

Mossikro ce jeudi 21 juin 2018. En entrant dans ce vaste quartier d’Attécoubé par le carrefour policier, une demi-douzaine de militaires armés de kalasnickov est postée au niveau de la société Sibéton. Plus loin à quelque 200 mètres de la mosquée El Hadj Konfé Rasmané d’autres militaires sont pré-positionnés. Après ce «dispositif militaires» qui participe de la sécurisation des populations, le sous-quartier Ramatouyale où a eu lieu l’éboulement s’offre à nous. Le moins que l’on puisse dire, c’est que 72 heures après le glissement de terrain qui a fait deux morts à Mossikro, le décor reste désolant. Les décombres des maisons donnent une nette idée du drame qui s’est produit dans la nuit de lundi à mardi dernier. Où deux personnes ont trouvé la mort dans leur sommeil.

A côté des gravats, les familles des maisons inondées dans ce sous-quartier poursuivent le nettoyage des lieux. C’est qu’en plus d’avoir été inondées, les eaux de ruissellement on drainé d’importants immondices aux abords des habitations. Mais se sont des familles anxieuses que nous avons trouvées sur les lieux. On nettoie sa maison en pensant à la prochaine pluie. A Mossikro, plus précisément là où l’éboulement s’est produit, certaines habitations voisines sont également menacées.  Les risques d’inondations et d’effondrements d’habitations demeurent donc. En cause les constructions anarchiques sur les flancs des collines.

Le mardi 19 juin dernier peu après le drame, le premier ministre Amadou Gon Coulibaly, accompagné de plusieurs membres du gouvernement s’était rendu au chevet des sinistrés pour constater les dégâts et envisager des mesures. Au titre des mesures, les populations ont été invitées à quitter le site. Seulement, au quartier Ramatoulaye de Mossikro, aucune famille n’est candidate au départ volontaire des lieux. «On n’a nulle part où partir», lance Koné Issouf, un riverain. Toutefois, ce dernier estime que si le gouvernement propose un meilleur cadre, beaucoup iront sans hésiter. Les militaires avec qui nous avons échangé sur les lieux nous ont informés que la zone sera bientôt démolie. Mais en attendant l’assistance du gouvernement à ses familles et leur éventuel déguerpissement des lieux, le pire peut toujours survenir en cas de nouvelles pluies.

Georges Kouamé

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