Le président Ouattara, a présidé ce lundi 6 août 2018, la cérémonie officielle de remise des prix d’excellence 2018, qui permet de récompenser les acteurs de la vie socio-économique et administrative, ayant fait preuve d’exemplarité dans l’accomplissement de leurs activités. Parmi ces 77 lauréats, l’on note une «lauréate surprise», la SIR (société ivoirienne de raffinage).

En effet, la SIR s’est vu décernée le prix de l’excellence de la meilleure entreprise d’hydrocarbures de Côte d’Ivoire. Cette distinction est d’autant plus incompréhensible, s’apparente à une plaisanterie de mauvais goût, et frise à la limite une moquerie du peuple ivoirien, que la mauvaise gestion de cette entreprise, est un secret de polichinelle.

Pour preuve, dans sa  publication du 4 août 2018, «Informateur.info», sous la plume de l’analyste politique, André Sylver Konan, retrace les investissements dont a bénéficié la SIR depuis 2011, pour sortir du « marasme » économique.

  • Août 2011, la SIR reçoit un financement de 160 milliards FCFA.
  • Décembre 2013, la SGBCI octroie un prêt de 75 milliards à la SIR.
  •  Juillet 2016, la dette de la SIR est comprise entre 200 et 350 milliards FCFA.
  •  Octobre 2016, 100 milliards FCFA sont décaissés pour « sauver » la SIR.
  • Janvier 2017, la SIR reçoit 200 milliards FCFA, pour s’approvisionner en brut.
  • Janvier 2018, le gouvernement ivoirien entend lever 368 milliards FCFA pour éponger une partie de la dette de la SIR, (vous avez bien lu, une partie de la dette).

Août 2018, le gouvernement  fixe une taxe de 30 FCFA par litre (carburant), pour « soutenir le développement de l’activité de raffinage en difficulté » (extrait du conseil des ministres du mercredi 1er août 2018). Voici les «prouesses» de la SIR qui lui ont valu  d’être distinguée meilleure entreprise d’hydrocarbures de Côte d’Ivoire par le chef de l’Etat, Alassane Ouattara.

Si l’on ignore les véritables critères de sélection du jury des, les critères qui ont motivé le choix de la SIR s’apparentent au jeu de «Qui perd, gagne». Disons le honnêtement, la gestion de la SIR n’est pas un bon exemple qu’il faille mettre en exergue.

 

Yannick Kobo

 

 

 

 

 

 

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