Les chauffeurs de taxi de la ville de Gagnoa, ville située dans le centre ouest de la Côte d’Ivoire, manifestent depuis le jeudi 12 octobre 2017, pour réclamer la libération d’un des leurs, qui serait détenu par la police nationale depuis plusieurs jours, après avoir renversé un individu.

Tôt ce matin, du vendredi 13 octobre 2017, la situation a empiré. Les manifestants descendus massivement dans la ville de Gagnoa, selon des riverains, ont monté des barrages interdisant ainsi la circulation aux populations. De même que les cars des compagnies de transport, provenant des villes de l’intérieur du pays pour d’autres destinations, notamment Abidjan, sont stoppés brusquement par les manifestants.

Par ailleurs, selon nos sources, des individus mal intentionnés parmi les grévistes, auraient été à la base de plusieurs tentatives d’agressions et de tentatives de pillages. Les commerçants ont dû fermer leurs commerces pour éviter d’être pillés.

Au regard de tous ces débordements, la police nationale a  employé la manière forte pour tenter de calmer les grévistes. Les esprits se sont ainsi échauffés, et la situation a tourné  à l’affrontement entre policiers et manifestants. C’est donc par des tirs de gaz lacrymogène, que les forces de l’ordre ont dispersé les manifestants chauffés à blanc.

Selon les mêmes sources, ces heurts entre policiers et chauffeurs de taxi, se sont terminés en courses-poursuites.

Même si pour l’heure aucune perte en vie humaine n’est à déplorer, la situation reste cependant tendue à Gagnoa, la capitale de la région du Gôh,  huitième grande ville de la Côte d’Ivoire.

 

Georges Kouamé

 

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