@Informateur.info- Le moins que l’on puisse dire c’est que l’exclusion de la carte consulaire burkinabè comme moyen de vote en 2020 pour la diaspora ne restera pas sans conséquence. Ni pour la Représentation diplomatique et Consulaire en Côte d’Ivoire, ni pour le parti au pouvoir à Ouagadougou qui pourrait pâtir du suffrage de la diaspora. En effet depuis le vote des députés le 30 juillet dernier du nouveau code électoral, les mouvements de la société civile burkinabè, les plus représentatifs en Côte d’Ivoire, battent le rappel des troupes et peaufinent des actions qui pourraient être à la hauteur de ce qu’ils considèrent comme un «mépris des autorités burkinabè vis-à-vis de la diaspora».

Il s’agit du Collectif des associations et mouvement de jeunesse burkinabè en Côte d’Ivoire (CAMJB-CI), du Cadre de concertation de la diaspora burkinabè en Côte d’Ivoire (CDC), du Chef de file de l’opposition burkinabè, section Côte d’Ivoire (CFOP-CI), de la Fédération des femmes leaders d’associations burkinabè en Côte d’Ivoire (FFLAB-CI), de la jeunesse du Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire (J-CNB-CI). Toutes ces structures multiplient depuis peu les concertations, et sensibilisent  les chefs de communauté en vue d’une action collective et massive dans les prochaines semaines. En ligne de mire :

  • Obtenir la suspension de l’émission de la carte consulaire, dans le cas contraire obtenir la réduction de son coût de moitié.
  • Obtenir que la carte nationale d’identité burkinabè (CNIB) retenue comme moyen de vote soit gratuite pour la diaspora.
  • Obtenir des excuses publiques du ministre burkinabè de la sécurité

Pour ces associations qui partagent la même vision des choses, le nouveau code électoral ne s’imposera pas à la diaspora burkinabè sans une contrepartie. Il n’est pas exclu que ces associations tiennent un meeting grandeur nature pour exposer publiquement leurs revendications devant les médias nationaux et internationaux. La non prise en compte de ces revendications pourraient, à en croire certains leaders, donner lieu à une compagne de boycott des officiels burkinabè et à des sit-in devant la Représentation diplomatique et Consulaire. Quant on sait que le CAMJB-CI à lui seul était parvenu à paralyser le Consulat Burkinabè à Abidjan durant trois semaines en 2016. Forçant l’attention du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré qui a dû leur adresser un courrier. Il faut craindre que le durcissement des positions et l’union qui se scelle solidement autour de la contestation, n’entraînent la fermeture de la Représentation diplomatique pour une longue période.

 

Dalima Dahoué

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