Commencée le 09 janvier dernier, la grève des fonctionnaires et agents de l’Etat a été suspendue le jeudi 26 du même mois. La plateforme nationale des organisations professionnelles du secteur public a néanmoins donné un mois au gouvernement pour trouver des solutions aux préoccupations des fonctionnaires,  notamment les questions relatives au stock des arriérés de salaires estimés à plus de 240 Milliards de FCFA et aux 150 points de bonification indiciaire. Si l’on peut se réjouir, dans l’absolu, de ce happy end, il n’en reste pas moins que des inquiétudes demeurent quant au programme scolaire qui se trouve bouleversé, c’est un euphémisme, par cette grève qui n’en finissait pas de finir. En clair, les enseignants sont tenus de rattraper le temps perdu. Mais comment ? En tout état de cause, la tutelle qui n’est pas insensible à cette question qui est devenue une vraie préoccupation pour les parents d’élèves, devra trouver la meilleure formule pour que les élèves et étudiants ne paient pas un lourd tribut aux mouvements d’humeur des enseignants. Cela passe, on l’imagine, par un réaménagement des horaires à l’effet de respecter le programme scolaire initial. Ainsi, en dépit de la «longueur» de la grève, les « enfants », nos enfants ne devront pas payer les pots cassés par les adultes. C’est une question de bon sens et de logique et chacun devrait l’appréhender ainsi. Il est donc du devoir des enseignants de tout mettre en œuvre pour que les apprenants puissent avoir  les cours auxquels ils ont droit, dans le respect des normes. Cette question est d’autant plus importante que le niveau des élèves n’était pas déjà brillant. Alors, s’ils doivent en plus avoir des «blancs» dans leurs connaissances, il est évident que les choses ne peuvent qu’empirer. Aussi, faut-il le rappeler, la problématique de la mise à niveau des élèves et étudiants se pose-t-elle avec une rare acuité. C’est le principal défi qui  attend les enseignants  après la suspension de leur mot d’ordre de grève. Et ils se doivent de le relever. Absolument. Pour que tout continue…

 

René Ambroise Tiétié

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