C’est demain samedi que le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI) a choisi pour procéder à l’investiture de son représentant local pour le compte de la ville de Duékoué. Ce, à l’occasion d’un meeting annoncé. Celui à qui revient l’honneur de la charge est M. Sawadogo Yacouba. Mais à 24 heures de la cérémonie, les organisateurs et les émissaires de Salogo Mamadou semblent éprouver sur place, quelques difficultés quant à l’adhésion de certains responsables communautaires locaux à cette manifestation. Beaucoup ont décidé de se mettre en retrait de cette activité pour ne pas cautionner ce qu’ils considèrent comme une farce pour ne pas dire une foutaise. C’est qu’ils dénoncent un choix fait par affinité. Et des langues vont même jusqu’à reprocher au poulain de Salogo Mamadou, d’être un homme incapable de fédérer les Burkinabè de Duékoué. D’où leur démarcation. Pris de cours, les émissaires de Salogo Mamadou sont entrés en pleine tractation pour tenter de dissuader ceux qui veulent « boycotter » la cérémonie. A quoi bon investir un représentant si les signes de l’échec de sa mission sautent déjà aux yeux.

Pour le chef de la communauté Bissa, M. Zeba Amadou,  » Cette cérémonie semble être une affaire de Mossi ». Or pour lui aucun Burkinabè n’est supérieur à un autre. » Ils sont venus faire une première reunion sans nous associer. Ils ont organisé une seconde réunion sans nous associer et maintenant ils nous demandent de venir assister à ce qu’ils ont décidé de nous imposer.Ça ne marche pas comme ça », fulmine le sexagénaire. Et de conclure: » Les Bissa, les Dagara, les Dafin, les Bobo et les Toussin ne sont pas concernés par cette manifestation. Nous n’irons pas à cette céremonie. Personne n’est obligée d’adherer à une association ni à un parti politique »
Ce fait met en lumière, ce que nous relevions, il y a peu sur le mode de fonctionnement et le choix des hommes qui composent le bureau du Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire. On ne peut pas prétendre rassembler les Burkinabè avec une structure où ceux qui la compose sont des copains et des coquins. Où seul un homme décide de tout et qui plus est n’admet pas la contradiction constructive. On se croirait au village! Le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire doit faire sa mue. C’est une exigence à minima de sa crédibilité.

Jean François Fall

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