Lorsqu’il était encore au pouvoir, le nom et la personnalité du président Blaise Compaoré ont inspiré bien de personnes qui ont  mis sur pied des associations et mouvements dans l’optique de soutenir ses actions ou sa vision politique. Au nombre de ces associations, du côté de la lagune ébrié, l’on notait la création de la section ivoirienne du Club des Amis de Blaise Compaoré (CABC). Enregistré sous le Numéro 281/INT/DAP/D2 à la direction des Affaires politiques du ministère ivoirien, le CABC a été porté sur les fonts baptismaux en 1997.  Feu Rodolphe Ousmane Compaoré, ex-agent du Consulat  Général du Burkina Faso à Abidjan,  en était le président fondateur. Le CABC, selon ses textes fondateurs, visait la promotion des actions et des idéaux de Blaise Compaoré. Mais pas que. Il se voulait aussi un instrument de réflexion, de conception et de rapprochement des peuples. Mais Rodolphe Ousmane Compaoré n’aura vraiment pas le temps de travailler au rayonnement de ce Club qu’il décède.

Après sa mort, le mouvement entre en hibernation quelques années avant d’être repris en main en 2004 par Lamine Sawadogo. Ce dernier qui occupait le poste de secrétaire général à la communication dans le bureau de Rodolphe Ousmane en devient le président. Il s’entoure d’une équipe motivée et travaille à relancer le Club. Mais il a fallu attendre 4 ans, précisément, le 9 novembre 2008 pour assister au tout premier meeting du club à Abidjan. C’était à la place Inch’Allah de Koumassi. La réussite de cette sortie galvanise le bureau de Lamine Sawadogo qui multiplie ses contacts dans l’entourage de l’ex-PF et  ses participations aux activités de la section CDP-Côte d’Ivoire  et aux célébrations des journées internationales de la femme.

Lamine Sawadogo semblait disposer d’un bon instrument «politique» jusqu’au jour où une insurrection populaire chassa Blaise Compaoré du pouvoir. Depuis 2014, le Club des Amis de Blaise Compaoré est entré à nouveau en hibernation.  Alors que ses textes fondateurs élargissent son champ de compétence à la réflexion et à des actions de rapprochement des peuples, le Club semble avoir abandonné son idole : Blaise Compaoré.

La question que chacun se pose est la suivante : que fait aujourd’hui le Club pour Blaise Compaoré? Apparemment, rien ! Comment ne pas faire un parallèle avec ce qu’on a connu avec l’ancien Chef d’Etat  Henri Konan Bédié soutenu alors par une pléthore de clubs et d’associations qui le présentaient comme un grand homme d’Etat. Parmi ces structures, une a brillé par son activisme et sa médiatisation, le Cercle National Bédié (CNB) qui avait commencé à faire de l’ombre au PDCI, puisqu’il était sur tous les fronts. Jusqu’au 24 décembre 1999, date historique, s’il en est, qui a vu le régime Bédié balayé par le général Robert Guéi. Et depuis, le CNB de Pierre Gnagni N’da  a disparu des écrans radars.

Yannick Kobo

Jacobblague@yaoo.fr

 

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