Désiré Yaméogo, Un homme au service de l’intégration ivoiro-burkinabè

Désiré Yaméogo, Un homme au service de l’intégration ivoiro-burkinabè

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A 41 ans, Désiré Nawatalba Yaméogo est un homme occupé. Véritable «self –made- man», il est l’archétype du Burkinabè, bosseur et consciencieux. A la vérité, ce mélomane qui ne cache pas sa passion pour le zouglou est un homme de terrain. Il n’a que 23 ans lorsqu’il s’essaie au commerce à Soubré, sa ville natale,  sous la conduite de son grand frère qui tenait un «magasin» de quincaillerie «traditionnelle ». 14 ans plus tard, il crée sa propre structure dénommée «Générale prestation, électricité industrielle de bâtiment» qui est basée à Koumassi. Mais avant de franchir le pas et de se lancer dans  cette aventure professionnelle, il s’initie  aux techniques commerciales, à la gestion des affaires et des techniques relationnelles  dans une grande Ecole de la place. Il en sort Administrateur commercial et des techniques relationnelles. Parallèlement, il mène une vie associative très intense.

En 2008, il met en place le Mouvement des jeunes  de la Diaspora burkinabé en Côte d’Ivoire (MJDB-CI). Et lorsque surviennent des inondations au Burkina Faso en 2009, Désiré Yaméogo et ses amis collectent des vivres et non vivres, d’une valeur de 1,7 million de FCFA pour porter secours et assistance à leurs compatriotes sinistrés. L’initiative est bien accueillie par les autorités du défunt régime. En 2011, il initie la caravane de l’intégration à travers la Côte d’Ivoire. Cette manifestation est co-parrainée par les autorités des deux pays. Il est ensuite coopté, en 2012,  à la vice-présidence de  l’Association Jeunesse Sans Frontière (JSF), une organisation fédérale de la jeunesse. De 2012 à 2014, il est désigné pour entrer dans le Bureau Exécutif de CL-CI, la Convention des organisations et associations libres de la société civile de Côte d’Ivoire. En 2015, il est membre fondateur de la Coordination des associations burkinabè de Côte d’Ivoire et devient, par la suite, Vice-président de cette organisation qui regroupe les associations burkinabè de Côte d’Ivoire (CAB-CI). Il est également président de la Convergence des peuples pour la promotion du Traité d’Amitié et de Coopération ivoiro-burkinabè (COPTAC) depuis la création de cette structure en juillet 2016.

Au final, Désiré Yaméogo a fait de la promotion de l’intégration son cheval de bataille ; c’est le fil d’Ariane qui relie toutes les associations et organisations dans lesquelles il a décidé de militer. En conséquence, son vœu le plus cher, c’est que Ivoiriens et Burkinabè prennent conscience de la nécessité de l’intégration des deux peuples et s’y investissent totalement. C’est le moteur du développement des deux pays unis à la fois par l’histoire et la géographie mais aussi par les relations interpersonnelles que tissent entre eux, au quotidien, Burkinabè et Ivoiriens. Désiré Yaméogo n’en oublie pas pour autant la politique de son pays d’origine.

En effet, il est l’un des premiers sympathisants et militants de la section ivoirienne du Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP), parti au pouvoir au Pays des Hommes Intègres. C’est à ce titre qu’il s’est déplacé dans la capitale politique burkinabè, Ouagadougou,  pour prendre part,  de visu et in situ,  à l’Assemblée générale constitutive de ce parti le 25 janvier 2015. Puis, le 10 mai 2015 à la Bourse du Travail à Treichville s’est tenue l’Assemblée générale constitutive de la section Côte d’Ivoire du (MPP-CI). Notre homme a été l’homme-orchestre de cette cérémonie à laquelle il s’est distingué par son dévouement et son engagement. Comme de juste, les responsables du parti l’ont désigné pour en être le Secrétaire Chargé de l’Administration et de la Communication en Côte d’Ivoire.  Récompense méritée pour Désiré Yaméogo, ce «croisé» de l’intégration ouest-africaine qui milite pour  «l’abolissement» des frontières dans la sous-région pour que chaque ressortissant de cette partie de l’Afrique se sente chez lui dans chacun des pays qui composent cet espace. Il est marié et père de quatre (4) enfants.

René Ambroise Tiétié

 

 

 

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