Daniel Kablan Duncan à Yakro: «Paquinou ne se raconte pas, elle se...

Daniel Kablan Duncan à Yakro: «Paquinou ne se raconte pas, elle se vit»

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Le rideau est tombé sur la quatrième édition de la traditionnelle fête en pays Baoulé appelée «Paquinou». Pour le vice-président, Daniel Kablan Duncan, «Paquinou ne se raconte pas, elle se vit». Manifestation culturelle de première ordre et espace de promotion culturelle puis touristique. La fête traditionnelle et populaire en pays Baoulé,  Paquinou,  selon Daniel Kablan-Duncan, parrain permanent de ce creuset de fraternité interrégionale, doit dans les années à venir prendre une dimension internationale. «Paquinou permet de véhiculer l’esprit de l’acceptation de l’autre dans sa différence et vivre ensemble», dira t-il. Et de rappeler que : «Cette traditionnelle fête qui naguère ne mobilisait massivement que la communauté Baoulé à qui elle doit cette appellation quelque peu particulière est devenue au fil du temps une fête ouverte aux autres communautés nationales. De sorte qu’elle crée désormais la cohésion sociale et prône la réconciliation entre ces différentes communautés».

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Evènement à la fois festif, ludique et de réflexion, paquinou intègre bien, à en croire le vice-président de la république, des activités récréatives, des jeux traditionnels, du sport, mais aussi des fora qui donnent l’opportunité aux participants de réfléchir sur un thème donné et de s’enrichir mutuellement. Daniel Kablan Duncan a en outre remercié les cadres du grand centre pour cette initiative  et au nom du président de la République il a élevé le ministre d’Etat Ahoussou- Kouadio Jeannot commandeur de l’ordre de la république. Il a aussi rappelé les liens de grande fraternité, de respect et d’estime mutuels qui liaient le président Félix Houphouët-Boigny et la Patriarche Péléforo Gon Coulibaly, dont la communauté est l’invité d’honneur et spécial de cette quatrième édition.

Fête gastronomique qui se déguste aussi, paquinou permet d’organiser des concours gastronomique et cette année, de nombreuses femmes ont présenté des mets succulents avec des richesses culinaires. En dehors des exposants artisanaux qui eux aussi se sont frotté les mains, les femmes qui ont fait de la cuisine n’ont pas du tout regretté d’avoir participé à cette édition. Mme Nabalou est ressortissante du Burkina-Faso et gagnait 200 à 300.000 FCFA par jour durant les trois jours de participation culinaire. Une déclaration solennelle des chefferies des régions du Grand-Centre et du Poro issue du colloque sur le thème : «organisation des sociétés Sénoufo et Baoulé» a été lue.

Armand Koffi

Correspondant à Yakro

 

 

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