Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a décidé de prendre à bras- le corps, l’armée et les questions s’y rapportant. C’était lors de son message à la nation, prononcé  la veille de la commémoration du 57è anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, le dimanche 6 août 2017.

Le premier citoyen ivoirien et par ailleurs chef des armées, Alassane Ouattara, a annoncé, à l’occasion de son  traditionnel discours adressé à ses concitoyens, la prise en main, dorénavant des questions  de l’armée nationale,  garant de la sécurité, de la stabilité et de la paix nationale.

Ainsi, le chef de l’Etat ivoirien a pris la résolution de mettre à la disposition de la police et de la gendarmerie, des moyens importants. Car, dira t-il «l’important travail de reprise en main de notre armée est plus que jamais nécessaire ». Afin de «créer une armée véritablement républicaine», a-t-il conclu. Avant de brandir l’épée de Damoclès : «En contrepartie de tous ces efforts de la Nation, j’attends, de la part de nos soldats, de la discipline ainsi qu’un comportement digne et exemplaire. A cet effet, j’ai instruit la hiérarchie militaire d’appliquer avec fermeté le règlement vis à- vis de tout soldat qui fera preuve de manquements graves à la discipline militaire».

Comme on le constate, on assiste à un véritable mea-culpa du président de la République,  Alassane Ouattara, dont les récentes décisions ne sont pas innocentes, pour ne pas dire fortuites, lui qui a vécu en «direct» avec ses concitoyens, le début des évènements tragiques qui ont endeuillé le peuple ivoirien, dus à des mouvements d’humeur  récurrents des soldats ivoiriens. Que ce soit les mutins «8400» ou les démobilisés. A ce lot, s’ajoutent les multiples attaques de commissariats de polices et de gendarmeries, non sans citer l’attaque de l’ENP (Ecole nationale de police), pour ne citer que ces cas là.

A ce jour, force est de reconnaitre que la sécurité et la quiétude des populations ivoiriennes  ont pris un sérieux coup. A telle enseigne que celles-ci vivent désormais la peur au ventre, ne sachant plus à quel saint se vouer.

Avec ses mesures «urgentes» qu’il vient de prendre, le président Alassane Ouattara se comporte comme un médecin après la mort. Puisqu’il aurait pu agir en amont, afin que l’armée ivoirienne mérite aussi, l’appellation de «grande muette». Ce qui aurait permis de faire l’économie de tout ce gâchis. Pour redonner un tant soit peu, un nouvel  espoir aux populations, et confiance aux opérateurs économiques.

Yannick Kobo.

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