Les Ivoiriens subodoraient déjà qu’entre le régime Ouattara et Guillaume Soro, ce n’était plus le grand amour, pour ne pas dire plus. D’aucuns susurrent même que la ‘’liquidation physique’’ du président de l’Assemblée nationale pourrait être envisagée par quelques zélés partisans du pouvoir. Toute chose que vient de confirmer l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique qui s’en est pris à l’ancien Premier ministre de Laurent Gbagbo avec une rare acrimonie !

Ce qui n’était que supputations et  conjectures vient d’être corroboré par l’hebdomadaire panafricain Jeune Afrique qui, dans sa dernière publication, s’en est pris à Guillaume Soro sans aménité! A la vérité, le célèbre périodique a ‘’cassé’’ du Soro ! Et plutôt au marteau-piqueur ! Qu’on en juge. Extrait : « … Le halo de suspicion qui entoure ce personnage insaisissable (sic) ne fait certes pas de lui un coupable. Mais, il est temps que les enquêtes qui le visent aboutissent ou alors que les doutes qui nimbent près de 20 ans de carrière  sur le devant de la scène politique soient dissipés… », a persiflé Marwan Ben Yamed, auteur de l’article incriminé et Directeur de publication de l’hebdomadaire. La découverte de la cache d’armes au domicile de Kamagaté Souleymane dit Soul To Soul, Directeur du protocole et homme de main de Guillaume Soro a servi de prétexte à Jeune Afrique pour ‘’flinguer’’ (le mot n’est pas assez fort) le président de l’Assemblée nationale. Comment ne pas voir dans cette attaque en règle qui viole la déontologie mais aussi les règles d’éthique de la profession un ‘’dérivé’’ de la guerre de succession dans la perspective de l’après-Ouattara ? Comment, alors ne pas soupçonner le Palais d’être le commanditaire de l’article ? Trop de preuves, en réalité, un faisceau d’indices,  désignent le ou les coupables de ce ‘’crime’’ qui est loin d’être parfait. En effet, que gagne Jeune Afrique a demandé ‘’l’arrestation de Guillaume Soro’’ ? Dès lors, il est évident que le journal est en mission commandée. Or, il est de notoriété que le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly qui  a des vues sur le fauteuil présidentiel, verrait d’un mauvais œil l’ascension de l’ancien leader estudiantin.

  • Jeune Afrique prépare les esprits au pire

Conséquence, il vouerait une véritable haine (contenue) à Soro qui représente désormais pour lui, au sein de sa famille politique, son plus sérieux concurrent  à la succession du ‘’Bravetchê’’. Ceci pourrait sans doute expliquer cela. Seulement voilà. Une chose est d’avoir de l’aversion pour le président de l’Assemblée nationale, mais une autre est de vouloir attenter à sa vie. Et à ce niveau, il est clair qu’une telle entreprise serait contreproductive. Et pas qu’un peu ! Car, qu’on le veuille ou pas, Guillaume Soro est aujourd’hui, presqu’à son corps défendant, représentatif d’une frange non négligeable de la population ivoirienne qui voit en lui une alternative à la vieille garde gagnée par l’usure du pouvoir et l’outrage des ans. Certes, ses contempteurs évoquent ad nauseum  l’ex-rébellion dont il fut le patron pour lui dénier toute légitimité. Mais, c’est un peu vite oublier et le contexte dans lequel est survenue cette rébellion et les circonstances qui l’ont favorisée. C’était à une époque où être ressortissant du Nord était un ‘’sacrilège’’, un ‘’crime’’ passible de moult humiliations, vilénies et exactions. En ce temps-là, les parents de Guillaume Soro et de ses compagnons de l’ex-rébellion étaient traités comme des sous-hommes, des Ivoiriens entièrement à part dont les droits étaient niés. Qui ne se souvient de ces scènes insoutenables pendant lesquelles les pièces d’identité des ressortissants du Nord étaient déchirées et/ou  piétinées par des éléments des Forces de l’ordre particulièrement zélés ? C’est un temps que n’ont pas connu les moins de 30 ans. Les choses avaient peu de chances de changer. L’ex-rébellion s’est présentée comme l’une des voies pour remettre les choses à plat. On peut, il est vrai, déplorer les nombreuses pertes en vies humaines et les dégâts causés par ce mouvement mais, les ex-gouvernants n’ont pas laissé d’autre choix aux ex-soldats exilés dont la tête avait été mise à prix. Lire la suite lageneraledepresse.net

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