Informateur.info- Comme partout, dans le monde, le premier mai est dédié aux travailleurs .Ainsi les travailleurs de Côte d’Ivoire, et leurs syndicats se sont retrouvés ce lundi premier mai 2017, au palais présidentiel, face au premier responsable de ce pays, pour lui exposer leurs préoccupations. Comme cela se fait depuis des années, afin que le chef de l’Etat soit plus regardant, quant aux difficultés qui sont les leurs, régulièrement exprimées à leur ministère de tutelle, qui jusque là, sont restées sans suite, ou tout simplement renvoyées aux calendes grecques. L’occasion leur est offerte à cette célébration de la fête du travail, de présenter de façon officielle, à la face de la nation, ce que les syndiqués, endurent. Ainsi prenant la parole à la tribune dressée pour la circonstance, les syndicats ont récité le long chapelet de leurs préoccupations et  doléances au chef de l’Etat Alassane Ouattara, qui les a écoutés religieusement, tout en prenant des notes. Ainsi, le président a eu droit aux allocutions de Soro Mamadou  de la Centrale Humanisme, de Jean Yves de la Centrale UNTCI, de la Centrale FESACI de Traoré Dohia, de la Centrale Dignité dirigée par Boga Dago Elie et de la Centrale UGTCI dirigée par le doyen Ebagnérin Joseph. Il  ressort  de façon unanime de toutes ces interventions, le problème crucial des licenciements abusifs des travailleurs, sans que les concernés aient droit à un quelconque recours, à même de les rétablir dans leurs droits. Et quand même ils auraient eu recours à une structure étatique établie, pour ces cas, c’est en vain que cette structure intervient car c es entreprises privées, qui s’adonnent à ces pratiques, sont, on peut le dire toutes puissantes et intouchables, pour ne pas dire qu’elles sont au dessus des lois ivoiriennes. Elles agissent donc en toute impunité. Voilà le triste sort des travailleurs ivoiriens dépeint par l’ensemble des syndicats. En outre, l’éternelle problématique de la cherté de la vie, qui se résume à l’augmentation drastique du prix des denrées alimentaires sur le marché. Non sans passer en revue le prix des loyers qui grimpe de façon exponentielle, ce qui laisse libre cours à un «laisser- aller total» dans le domaine des agences immobilières et des propriétaires de logements. Au demeurant, les syndicats ne pouvaient quitter le plateau qui leur est offert, sans évoquer « le nerf de la guerre », qui fut, une des revendications majeures des fonctionnaires, toutes tendances confondues, ayant entrainé la grève, qui a mis à mal, le fonctionnement général de plusieurs institutions de l’Etat, à savoir le paiement du stock des arriérés de salaires. A cet effet,  Soro Mamadou, secrétaire générale de la Centrale Humanisme dira : «on y tient comme à la prunelle de nos yeux». Le premier responsable de ce pays est donc prévenu. Même s’il n’a donné aucune garantie de règlement de la question lors de son allocution.

Yannick Kobo

 

 

Articles connexes

Leave a comment