Prévu dans la matinée de ce mercredi 11 avril 2018, à l’esplanade de la Cathédrale Saint-Paul, d’Abidjan-Plateau, le sit-in de la Commission des victimes et des plateformes des crises survenues en Côte d’Ivoire (COVICI), a été empêché par les forces de l’ordre.
En effet, le rassemblement de la COVICI a été contrarié par un dispositif sécuritaire mis en place sur les lieux du sit-in très tôt ce matin, avec une forte présence des forces de l’ordre. Toute chose qui a obligé les manifestants à se replier à leur siège, dans la commune d’Adjamé.
Pourtant, selon les initiateurs de cette manifestation, il était prévu au cours de ce sit-in de dénoncer la non transparence du processus de réparation des victimes des crises survenues en Côte d’Ivoire et les difficultés que rencontrent ces victimes qui déplorent la très longue attente de réparation que leur impose le gouvernement ivoirien. Aussi ce sit-in devrait être également le lieu pour les responsables de la COVICI, de fustiger ‘’l’opacité et le refus de dialogue’’ du gouvernement avec certaines organisations des victimes de guerre. «Les victimes des crises survenues en côte d’ivoire souffrent énormément de cette situation», rapporte le communiqué du Conseil d’administration de la COVICI qui devait sanctionner cette manifestation pacifique. Dans le même communiqué dont nous avons reçu copie, la COVICI se plaint, par ailleurs, de l’actuelle situation des victimes des crises ivoiriennes. «La prise en charge des blessés graves est aujourd’hui comme une symphonie inachevée. Les victimes en situation de précarité meurent en grand nombre sans avoir reçu la compassion de l’Etat», mentionne la déclaration.
Cependant, les dirigeants de la COVICI, ont tenu par ailleurs à féliciter le président de la République, Alassane Ouattara «d’avoir lancé le 04 Août 2015, la phase pilote du processus d’indemnisation des victimes». Ils comptent aussi sur la ministre ivoirienne de la solidarité, Mariatou Koné pour «La publication immédiate de la liste des 316.954 victimes dont les dossiers ont été validés par la CONARIV et leur indemnisation ;la publication immédiate du mode opératoire du processus d’indemnisation en cours ; la publication immédiate de la liste de victimes dont les dossiers n’ont pas été validés par la CONARIV et l’ouverture d’un contentieux à cet effet ; la publication immédiate du bilan de la phase pilote et le point à mi-parcours de la grande phase d’indemnisation qui a démarré depuis le 30 Octobre 2017 ; et l’initiation urgente d’une séance de travail avec les organisations de victimes afin d’élaborer un plan commun, pour une mise en œuvre réussie du processus», rapporte, enfin, le communiqué.

Georges Kouamé

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