Abidjan-Informateur.info- En vue d’assurer à ses citoyens évoluant dans les professions libérales, dans le secteur informel et le monde agro-sylvo-pastoral à l’extérieur de ses frontières, une retraite digne et prodigieuse, l’Etat Burkina a institué une assurance volontaire en 2008.
Une sorte de sécurité sociale universelle que consacre la loi 015-2006/AN du 11 mai 2006 en ses articles 4 et 5, renforcée par l’arrêté 2008-002/MTSS/DGPS du 10 mars 2008. Aux termes de ces dispositions, tout citoyen burkinabé non couvert par le régime de sécurité sociale et pouvant justifier d’un revenu régulier, qu’il réside ou non sur le territoire national burkinabé peut souscrire à cette assurance volontaire.
Il y a un an, la caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) du Burkina Faso procédait au lacement de cette prestation en Côte d’Ivoire. Mais depuis lors aucune action de promotion ni de communication n’est menée pour faire connaitre cette assurance volontaire auprès des masses. Et pourtant, ce sont des millions de citoyens burkinabè qui exercent dans le secteur informel. Notamment des cuisiniers, des maçons, des gardiens, des acteurs agricoles etc.
Pour être assuré à l’assurance volontaire, faut-il le préciser, il suffit pourtant d’adresser une demande à la direction générale de la CNSS via ses partenaires en Côte d’Ivoire et être en mesure de cotiser entre 3.375 FCFA et 66.000 FCFA par mois en fonction de ses moyens. Ces cotisations payées aux guichets de la CNSS ou auprès de ses partenaires en Côte d’Ivoire peuvent se faire en espèces, par chèque ou par virement bancaire tous les mois, par trimestre, par semestre ou annuellement.
Mais que gagne t- on en retour ? En fait, il existe deux types de pension que sont la pension de vieillesse normale soit quinze ans de cotisation que l’assuré peut bénéficier en un paiement unique et l’allocation de survivant qui consiste à verser l’allocation de vieillesse de l’assuré en cas de décédé à la veuve, au veuf, aux orphelins. Ces allocations sont déterminées en fonctions des montants cotisés durant les quinze années requises. Voilà qui doit intéresser la plus forte communauté étrangère établie en Côte d’Ivoire. Pour peu que l’ont mette un accent sur la sensibilisation.
Jean François Fall, Informateur.info

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