Derniers ‘’arrivés’’ dans le secteur du transport urbain qui comptait déjà les ‘’coxers’’, les ‘’balanceurs’’ et autres ‘’apprentis’’, les ‘’gnambros’’ se distinguent par la violence de leurs méthodes. Ils sont d’ailleurs la cause de plusieurs décès régulièrement dénoncés par la presse. Mais, ils n’en continuent pas moins de sévir, violentant, sans le moindre état d’âme,  les ‘’apprentis’’ récalcitrants qui refusent de leur remettre le prix de leurs ‘’taxes’’. Notamment, la ‘’taxe de chargement’’, la ‘’taxe de rasement’’, la ‘’taxe d’arrêt’’, etc. Difficile pour les non initiés  de s’y retrouver. Ce mercredi 10 janvier 2017  a été une journée particulièrement  mouvementée pour l’usager de la ligne Abobo-Adjamé. A bord d’un véhicule de transport en commun baptisé communément ‘’gbaka’’ en provenance de PK 18, votre serviteur a été le spectateur de la cupidité et de la rapacité ‘’crasse’’ de gnambros postés  en bordure de la grande voie qui mène à la commune d’Adjamé. Par quatre (4) fois, des ‘’gnambros’’ à la mine patibulaire et aux cheveux hirsutes ont bloqué le ‘’gbaka’’ pour forcer l’apprenti à leur verser chaque fois 100F. Ce à quoi, l’intéressé s’est opposé arguant, à chaque arrêt qu’il ne pouvait rien donner puisqu’il n’a pas embarqué plus de deux (2) passagers (on ne verse la ‘’taxe’’ que si on embarque au moins trois (3) passagers Ndlr). Mais, il fallait voir avec quelle violence le jeune ‘’coxer’’ était traité. C’est miracle si son tricot, d’un blanc douteux, n’a pas volé en éclats sous la rudesse du traitement à lui infligé par les indélicats ‘’gnambros’’. A l’évidence, il y a lieu de tirer la sonnette d’alarme. Trop, c’est trop ! Il y en marre de l’indifférence des autorités qui ont décidé, apparemment, d’adopter la politique du singe de la fable : ne rien voir, ne rien entendre et ne rien dire. Il est temps de mettre le holà aux ‘’incivilités’’ des ‘’gnambros’’ dont l’impunité ne peut plus être tolérée. En tout état de cause, quelque chose doit être fait pour sauver les ‘’apprentis’’ (de jeunes désœuvrés qui ne  demandent qu’à travailler)  qui paient un lourd tribut aux brutalités des ‘’gnambros’’. Le cri est lancé !

Tassigny Auriol

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