@Informateur.info- «Aujourd’hui je suis devant vous, c’est inutile de jouer à l’hypocrite de venir saluer et de partir comme si de rien n’était. Pour ceux qui ont souffert et qui m’en ont voulu, je vous demande pardon. Oui ça été un épisode difficile pour notre pays. Devant sa dépouille (Ndlr : Sangaré), je suis là pour vous présenter mon pardon. À tous ceux qui sont ici et qui ont souffert de ma gouvernance, de mes actions en tant que Premier ministre, je vous demande pardon». Ce sont les propos que le président de l’Assemblée nationale a adressés, lundi soir, à la famille du défunt président intérimaire du Front Populaire Ivoirien (FPI), Abou Drahamane Sangaré.

 

En effet, à la tête d’une forte délégation, Guillaume Soro s’est rendu dans la famille du défunt pour signer le cahier de condoléances. A l’occasion, le chef du parlement, acteur majeur de la crise ivoirienne, n’a pas manqué d’apaiser les cœurs en demandant pardon pour le tort qu’il a pu causer aux uns et aux autres. «Je pense qu’à l’occasion de ses funérailles, il nous faut avoir le courage, l’énergie et la force de regarder l’avenir de notre pays et de faire la réconciliation», a souhaité Guillaume Soro.

 

Cette démarche d’apaisement des cœurs du président Guillaume Soro s’inscrit dans le cadre de la promotion de la réconciliation en Côte d’Ivoire dont il s’est fait le chantre depuis quelques années. Il avait même en 2017 émis le vœu de se rendre à la Haye pour demander pardon à l’ex-président Laurent Gbagbo. Un projet que l’exécutif ivoirien n’a pas vu d’un bon œil. Ce qui n’a pas encore permit sa réalisation.

 

Dalima Dahoué

 

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