@Informateur.info- Le 12 janvier 2019, Alphonse Soro démissionne de son poste de Conseiller à la Primature pour protester contre les rapports délétères entre le Premier ministre et le président de l’Assemblée nationale. Le 22 janvier, c’est l’ex-député-maire de Bouaflé, Adjé Dominique, par ailleurs Secrétaire Général adjoint du parti de Alassane Ouattara qui lui emboite le pas. Dans un courrier adressé à la direction du RDR, ce dernier a poliment expliqué ceci : «Je n’ai plus à ce jour, la force morale physique, matérielle nécessaires pour continuer la mission qui m’a été assignée par le parti». Adjé Dominique a aussitôt crée son parti politique.

24 heures seulement après la démission de Adjé Dominique, c’est la vice-présidente de l’Assemblée nationale, Trazéré Olibé Célestine qui rend, elle-aussi le tablier. Trazéré Olibé Célestine a quitté la case. Mais la liste ne s’arrête pas là. Avant la vague de démissions à laquelle nous assistons en ce mois de janvier, il y a eu d’abord la démission du député rdr de Koun Fao, Yao Soumaïla, en octobre 2018 au profit du Rassemblement pour la Côte d’Ivoire (RACI). Ce dernier était jusqu’à sa démission Secrétaire départemental du parti d’Alassane Ouattara. Puis, il y a eu les démissions d’Alain Lobognon au profit du Mouvement pour la promoton des valeurs nouvelles en Côte d’ Ivoire (MVCI), et du député RDR de Man, André Tia au profit du PDCI. Tous ont évoqué l’injustice et une déception de la conduite des affaires de l’Etat par le président Alassane Ouattara.

A l’évidence, c’est un mauvais signal pour le régime d’Abidjan qui semble être grisé par le pouvoir au point de ne pas prendre conscient du drame qui se joue en son sein. Après avoir perdu ses alliés sûrs, Henri Konan Bédié, et Guillaume Soro qui a clamé haut et fort qu’il ne conçoit pas un RHDP unifié sans le PDCI, voici que des cadres et non des moindres qui ont, faut-il le préciser, adulé Ouattara hier, se retirer de la case : refusant de le suivre dans l’aventure incertaine dans laquelle il semble drainer plus de suiveurs et de personnes intéressées par le gain et autres aspérités du pouvoir que par conviction.

De Alassane Ouattara on ne peut s’empêcher d’y voir l’image d’un leader, certes charismatique, mais qui n’aura pas su rassembler ses cadres, encore moins su pérenniser la case (RDR) construite par Djéni Kobénan dont il s’est servi comme marchepied pour atteindre ses ambitions personnelles et veut aujourd’hui ranger aux oubliettes.

 

Charlène ADJOVI

 

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