Le Conseil national des Burkinabè en Côte d’Ivoire (CNBCI) a mal à sa cohésion et pourrait se vider de toute sa substance à terme. Preuve de cette déliquescence annoncée, le départ de Kindo Issaka qui a rendu sa démission la semaine dernière a appris Informateur.info.

La gestion unilatérale du président Salogo Mamadou qui veut transformer le Conseil, structure apolitique, en un club de soutien au régime MPP à Ouagadougou n’est pas du goût de beaucoup; qui souhaitent voir le Conseil demeuré dans le giron de la société civile burkinabè.

En tous les cas, la démission de El Hadj Kindo Issaka qui occupait le poste de 1er vice-président sonne comme une logique. Celle qui veut que les premiers dirigeants du Conseil soient à équidistance des chapelles politiques.

–  Kalmogo Arouna sur le depart

Faut-il préciser que ce dernier a été récemment nommé dans le Bureau Exécutif national du Congrès pour la démocratie et le progrès (CDP) dont il est depuis la restructuration de ce parti, le 1er adjoint au Secrétaire national chargé des structures du parti à l’étranger.

Toutefois, il est bon de préciser qu’il y a bien longtemps que Kindo Issaka ne participait plus aux réunions et activités du CNBCI avec qui il semble avoir pris ses distances avant même la réélection du président Salogo Mamadou.

D’ailleurs, il n’y a pas que lui. De fait, Kalmogo Arouna, président de diaspora Sport et vice-président du CNBCI serait lui aussi sur le départ. La présidente des femmes leaders d’associations burkinabè semble elle aussi avoir pris ses distances avec le Conseil. De quoi dégarnir les rangs de la structure qui semble connaitre une crise larvée depuis que son ‘’inamovible’’ président lui a donné officiellement une inclinaison politique.

René Ambroise Tiétié

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