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Burkina: Pourquoi il faut contraindre Zida à rendre compte de sa gestion après sa radiation

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L'ex PM Yacouba Isaac Zida échappera t-il à la justice de son pays?

Par un décret en date du 17 janvier 2017, le Président du Faso Roch Marc Christian Kaboré a radié le général de division Yacouba Isaac Zida des cadres de l’Armée du Burkina Faso. Mais, il faudra aller au-delà pour contraindre l’ancien «démiurge» de la Transition à rendre compte de sa gestion qui ne fut pas un modèle du genre. Il s’en faut !
Promu général de division par le président de la Transition Michel Kafando, en dépit des récriminations d’une bonne partie de l’Armée, l’ancien Premier ministre Yacouba Isaac Zida, est dans de beaux draps. Exilé au Canada depuis la fin de la Transition en décembre 2015, celui qui voulait s’auto-nommer Ambassadeur du Burkina aux Etats-Unis d’Amérique avant que le vent ne tourne, a été radié, depuis le 26 février 2016 de l’Armée burkinabé. Motif évoqué : absence irrégulière de plus de six(6) jours. Mais ce n’est pas tout. Zida serait aussi poursuivi par la justice militaire pour sa présumée implication dans la sanglante répression des manifestants lors de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre 2014 qui a causé la chute de Blaise Compaoré. Il lui serait aussi reproché des fautes de gestion, l’accaparement de terrains publics, etc. Et ce n’est pas tout. Décidément ! Le général Yacouba Zida pourrait également perdre ses galons de général puisqu’une procédure judiciaire aurait été actée à son encontre par la justice militaire. C’est véritablement la descente aux enfers pour le fringant ex-Premier ministre de Michel Kafando. Pour autant, le régime devrait faire preuve de cohérence en se donnant les moyens de ramener Zida au Burkina Faso afin qu’il réponde de ses actes. Un mandat d’amener pourrait à cet effet être lancé contre lui. Car, il est important que l’ancien commandant du RSP soit entendu et jugé par la justice de son pays. C’est une exigence d’équité et… de justice. Puisqu’alors les Burkinabè et la communauté internationale sauront que la justice burkinabè n’est pas une justice à… double vitesse et qu’elle n’est ni partisane, ni partiale. Aussi, l’on ne s’étonnera plus ou ne se scandalisera plus de l’emprisonnement d’un Djibril Bassolé, ex-sécurocrate du défunt régime, pendant que d’autres justiciables, tel Yacouba Zida, sont en liberté et se la coulent douce. Et pourtant, les griefs accumulés contre le second vont en delà de ce qui est reproché au premier. Sur cette affaire, il est donc évident que la justice burkinabè joue sa crédibilité. Et pas qu’un peu!
René Ambroise Tiétié

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