Le chef de file de l’opposition politique au Burkina-Faso, Zéphirin Diabré, a été entendu par la gendarmerie de Paspanga, dans la matinée de ce mardi 2 janvier 2018, à propos de sa plainte contre le ministre de la sécurité Simon Compaoré.

«J’ai été reçu ce matin par la gendarmerie, pour être entendu sur les motivations et mes attentes concernant ma plainte, contre le ministre Simon Compaoré», a indiqué Zéphirin Diabré, à la fin de son audience, qui a duré plus d’une heure, à la gendarmerie de Paspanga.

Selon Zéphirin Diabré, deux principales raisons l’ont poussé à poser une plainte contre le ministre de la sécurité Burkina-Faso. «La première motivation, est qu’il est interdit à tous citoyens civils de tenir une arme à feu, et de surcroit une arme de guerre au Burkina-Faso. Or, Simon Compaoré, apparaissait dans une vidéo publiée sur les réseaux sociaux, avec une arme de guerre à la main. C’est une infraction contre la loi burkinabè», a souligné, le chef de l’opposition politique burkinabè. Et de poursuivre : «La seconde, est que Simon Compaoré, a tenu dans la même vidéo de violents propos à mon égard, ainsi qu’envers certains membres de mon parti».

Au cours du mois d’octobre 2017, une vidéo publiée sur la toile, montrait le ministre de la sécurité du Burkina-Faso, Simon Compaoré, vêtu d’un gilet pare-balles, en possession d’une arme de guerre de type Kalachnikov, chez un député de l’opposition pour le rassurer sur sa sécurité. Notons que la loi pénale du Faso, notamment l’article 537 du Code pénal stipule que : «Est puni d’un emprisonnement de un à cinq ans et d’une amende de 300.000 à 1.500.000 francs ou de l’une de ces deux peines seulement, quiconque, sans autorisation légalement requise, fabrique, exporte, importe, détient, cède, vend ou achète une arme à feu ou des munitions».

Georges Kouamé

 

 

Articles connexes

Leave a comment