En conférence de presse ce lundi 8 janvier 2018, pour dresser le bilan de son département pour l’année 2017 qui vient de s’écouler, le ministre de la sécurité du Burkina-Faso Simon Compaoré,  s’est prononcé sur divers sujets notamment, la plainte retenue contre lui pour détention illégale d’arme de guerre et l’affaire du colonel Auguste Denise Barry.

Interrogé sur ces sujets, le conférencier s’est voulu  du genre évasif en soulignant que sa préoccupation majeure en ce moment c’est, «comment mener à bien le programme de son ministère pour l’année 2018, afin de répondre aux attentes de la nation». Concernant la plainte déposée contre lui, par le chef de file de l’opposition burkinabè, Zéphirin Diabré, pour détention illégale d’arme de guerre, Simon Compaoré a indiqué qu’il n’a pas encore été convoqué par la gendarmerie nationale pour être entendu. Selon lui,  aucun délit grave n’a été commis dans cette affaire. «En réalité je n’ai  commis aucun crime. Je n’ai pas tué, ni volé, encore moins blessé quelqu’un. Si on me convoque à la gendarmerie, je n’aurai pas à ameuter Rood Woko pour m’accompagner», a affirmé le ministre de la sécurité burkinabè, sans toutefois s’attarder sur le sujet.

A(re)lire/Burkina Faso: Roch très remonté contre Simon Compaoré après la diffusion d’une vidéo

Rappelons que Simon Compaoré avait été aperçu dans une vidéo avec une arme de guerre à la main, de type Kalachnikov, chez un député, au cours du mois d’octobre 2017. Cette vidéo avait fait le tour du monde et suscité beaucoup de commentaires au Burkina. Par la suite, le chef de file de l’opposition burkinabè Zéphirin Diabré, a déposé une plainte contre lui pour détention illégale d’arme de guerre, vu que cela est puni par la loi burkinabè.

A(re)lire/ Après la vidéo-polémique: Pourquoi Simon Compaoré alias « tranquillos » est devenu moins turbulent?

Outre la plainte, le conférencier a également abordé le cas du colonel Auguste Denise Barry, qui a été inculpé et mis sous mandat de dépôt la semaine dernière par le parquet militaire de Ouagadougou, pour «complot et incitation à la commission d’actes contraires à la discipline et au devoir». Pour ce cas, Simon Compaoré a affirmé que l’arrestation du colonel n’a aucun lien avec ses travaux, au Centre d’études stratégiques en défense et en sécurité.

«C’est à la suite de certaines dénonciations par rapport à des actes que l’intéressé a posés  qu’il s’est avéré nécessaire de l’interpeller pour en savoir davantage. Le procureur a jugé nécessaire son maintien en attendant», a-t-il indiqué.

Georges Kouamé

Articles connexes

Leave a comment