Les représentants du CFOP (Chef de fil de l’opposition burkinabè) en Côte d’Ivoire ont animé une conférence de presse ce jeudi 2 août 2018, à Treichville, une commune du district d’Abidjan, pour s’exprimer sur le rejet de la carte consulaire, comme document devant servir au vote de la diaspora aux prochaines élections au Burkina Faso.
Le 30 juillet dernier, le Burkina Faso s’est doté d’une nouvelle constitution et d’un nouveau code électoral, ce que la majorité de la diaspora a salué, puisque pour la première fois, cette communauté burkinabè prendra part à des élections organisées par son pays. Mais là où il y a quelque chose qui cloche, c’est le rejet de la carte consulaire, à ces élections, qui sonne comme une «mutilation» (sic) du code électoral, à des fins électoralistes, pour le relais du CFOP.

 

Selon Dominique Gnissi, porte-parole de cette plateforme, cela s’avère d’autant plus incompréhensible qu’au dos de cette carte consulaire éditée par la structure SNEDAÏ, il est inscrit «la présente carte délivrée aux résidants en Côte d’Ivoire tient lieu de carte d’identité burkinabè », a-il- fait remarquer. A quelle logique répond donc le déni de la carte consulaire, à quelques mois des élections burkinabè, se demandent les représentants de l’UPC-CI, du CDP, de la NAFA-CI, de l’UNDD-CI et de l’ADF/RDA-CI de cette coalition de l’opposition burkinabè.

 

Aussi, la loi mentionne que pour voter, le Burkinabè de l’étranger doit le faire dans les ambassades et consulats. Et en Côte d’Ivoire, il y a une ambassade et 3 consulats (Abidjan, soubré et Bouaké). Ce qui fait 3 bureaux de vote, pour 3 millions de Burkinabè officiellement. A en croire l’orateur, le défi est intenable, et confirme la thèse selon laquelle on veut exclure des Burkinabè du jeu électoral, au profit du MPP, parti au pouvoir.
Ainsi, pour éviter des troubles dans les pays hôtes, les partis politiques de l’opposition burkinabè en Côte d’Ivoire, demandent au président du Faso de se ressaisir, au moment où il est encore temps.

 

Par ailleurs, cette plateforme demande immédiatement l’arrêt de la délivrance des cartes consulaires désormais considérées comme illégales par le Faso, et annonce une marche pacifique, patriotique et républicaine sur le consulat, avec possibilité de fermeture de l’ambassade et des consulats en Côte d’Ivoire. Le tout couronné désormais par le boycott des visites d’autorités burkinabè en Côte d’Ivoire.

 

Yannick Kobo

 

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