Le président de la Diaspora Unie du Faso (DUF), Bourgma  Abdoul Rahim se prononce sur l’attaque terroriste qui a frappé le Burkina Faso dans la nuit de samedi 12 au dimanche 13 août dernier. Il dénonce le terrorisme et appelle les populations à coopérer avec les forces de l’ordre avant de donner des pistes de solution.

Informateur.info- Quelles sont vos impressions après cette attaque terroriste, soit la deuxième après celle de janvier 2016 ?

Bourgma Abdoul Rahim : Avant tout propos j’aimerais d’abord, en mon nom propre et au nom de la Diaspora Unie du Faso (DUF) en Côte d’Ivoire, saluer la mémoire des victimes et souhaiter un réconfort à toute la nation. Pour répondre à votre question à proprement dit, il faut dire que ce problème d’insécurité, qui mine notre beau pays, est le problème le plus important auquel nos autorités doivent faire face. Parce qu’un pays qui se veut être un pays développé, qui veut attirer d’importants investisseurs, doit forcément avoir une stabilité qui découle de la sécurité. Et c’est à travers cette stabilité que le Burkina Faso pourra se développer comme le souhaitent les dignes fils et filles du pays des Hommes Intègres.

Que pensez-vous de la recrudescence des actes terroristes qui frappent le Burkina Faso ?

Ces actes terroristes qui frappent le Burkina, sont des actes ignobles de la part de certaines personnes qui ne veulent pas voir les beaux jours de ce pays.

Est-ce que ces attaques ne vous font pas regretter l’ancien régime du président Blaise Compaoré ?

Nous ne pouvons pas dire que nous regrettons l’ancien régime du président  Blaise Compaoré, parce que le pays est frappé par de tels actes. Même les plus grandes nations, avec les grands dirigeants, en dehors de l’Afrique connaissent ce fléau. Donc il n’est pas question de cela.

Qu’est ce que vous attendez ou reprochez au régime actuel, par rapport à la situation sécuritaire actuelle ?

Nous appelons  de vive voix nos premières autorités, à commencer par le premier responsable de la sécurité nationale,  à mettre les moyens à la disposition des forces de sécurité et de la défense du pays, afin qu’ils assurent la sécurité de tout un chacun. Et de faire en sorte que ces hommes aient la confiance des populations et vis-versa.

Selon vous, quelle  pourrait être la solution à ce phénomène qui n’épargne personne, même les nations les plus grandes ?

La solution envisageable pour pallier à ce problème, c’est de donner dans un premier temps, de véritables moyens aux forces armées burkinabè, afin de contrer les attaques. Dans un second temps, il faudrait que toutes les nations de la zone sahélo-sahélienne,  se mettent ensemble pour combattre ce phénomène à la racine. Et enfin, il faut que l’Etat revoit le système d’information et de communication tant à l’intérieur  qu’à l’extérieur. Pour mieux contrer les attaques, il faudrait que les populations  collaborent avec les forces de sécurité et de défense burkinabè. Cela pourrait aider à prévenir certaines attaques.

Réalisée  par René Ambroise Tiétié

 

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