Bougma Abdul Rahim, un fier burkinabè!

Bougma Abdul Rahim, un fier burkinabè!

63
0
PARTAGER
Bougma Abdul Rahim Président de La Diaspora Unie pour le Faso

Informateur.info- La trentaine révolue, le ton incisif, le verbe convaincant, le regard enflammé qui traduit sa détermination et son engagement, Bougma Abdul Rahim, employé de commerce de son état, a le feu de la passion. Et  cette passion, c’est le Burkina Faso, son pays natal. Président de l’association La Diaspora Unie pour le Faso (DUF), ce jeune burkinabè est un grand patriote. Il aime son pays et le clame par son engagement à servir ses compatriotes dont il a décidé de défendre la cause et les intérêts en Côte d’Ivoire. La devise de son association : Notre patrie, notre fierté, en dit long sur l’amour qu’il porte à  son pays. Et depuis juillet 2016 que la DUF a été portée sur les fonts baptismaux, Bougma Abdul ne s’accorde aucun repos. Il est par monts et par vaux. Il fait la navette entre son Burkina natal et son pays d’adoption pour faire connaître son association et les objectifs que celle-ci s’est fixés. L’une de ses préoccupations, c’est d’amener ses compatriotes de la Diaspora à s’intéresser à la mère-patrie. «Nous devons nous demander ce que nous pouvons faire pour le Burkina Faso ; nous ne devons donc pas couper le lien avec notre pays d’origine», rappelle-t-il. C’est pourquoi,  il appelle ses parents à accepter leur «statut d’étrangers» en refusant les compromissions pour se faire établir des pièces de manière frauduleuse afin d’acquérir la nationalité du pays d’accueil. Toute chose qui commande de respecter les lois dudit pays. Il précise que la DUF est apolitique et n’est à la remorque d’aucune formation politique burkinabè.

Il en est à la phase d’installation des coordinations dans toute la Côte d’Ivoire, le siège de l’association étant à Sassandra. Pourquoi l’arrière-pays alors que d’ordinaire ce genre de structures sont domiciliées à Abidjan ? «90%  des Burkinabè sont en milieu rural. Nous avons donc décidé de commencer par la base, pour ensuite conquérir les villes», indique le président de la DUF qui révèle qu’il  a pris langue  aussi bien avec le pouvoir de Ouagadougou, qu’avec les autorités politiques burkinabè en Côte d’Ivoire (ce mardi 21 février, les responsables de l’association ont rencontré le ministre-conseiller de l’Ambassade du Burkina à Abidjan) ; afin  de voir dans quelle mesure elles peuvent accompagner la DUF. «Nous n’avons pas d’agenda caché. Le seul moteur de notre engagement, c’est la recherche de l’unité. Nous voulons l’union des Burkinabè ; c’est pourquoi, nous ne nous fixons pas d’objectif, car en la matière, il n’y a point de limite !», s’est-il exprimé. Avant de regretter que la communauté burkinabè soit prise en otage à la fois par l’ignorance et par nombre de ceux qui étaient censés l’encadrer. Il est dit dans les Saintes Ecritures que ceux qui  possèdent des biens ou de l’argent doivent accepter de partager avec les moins nantis. Paraphrasant ce passage, Bougma en a tiré la conclusion que «ceux qui sont éclairés doivent accepter d’éclairer ceux qui sont dans l’ignorance», comme beaucoup de ses parents de la Diaspora. C’est tout le sens de son engagement auprès de ses compatriotes souvent confrontés à toutes sortes de difficultés. «Je n’aime pas m’engager parce que je n’aime pas perdre. Mais, ce qui m’a motivé à m’engager, ce sont les problèmes que rencontre ma communauté. Or, quand je m’engage, je ne recule pas !», lance-t-il,  les yeux pétillants. «Cet engagement que j’ai décidé de prendre,  est donc un engagement pour la vie !», conclut ce fier burkinabè.

Bougma Abdul Rahim est marié et père de trois (3) enfants.

René Ambroise Tiétié

SANS COMMENTAIRES

LAISSER UNE RÉPONSE