Informateur.info- Le samedi 22 avril 2017 dernier, la communauté burkinabè de Bingerville a procédé à l’intronisation de son chef central. Solidaires, unis comme un seul homme, malgré leurs sensibilités politiques et leurs diversités ethniques (Le Burkina en compte une soixantaine), les burkinabè se sont retrouvés nombreux, le week-end dernier à Bingerville, pour célébrer l’intronisation du chef central de  cette localité. Comme il est de coutume, en de telle circonstance, la libation, a été l’affaire des propriétaires terriens, qui ont accueilli les Burkinabè sur leurs terres. Après quoi, la cérémonie, pouvait poursuivre  son cours normal. C’est le président du Conseil National des Burkinabè en Côte d’Ivoire(CNBCI) et parrain de la cérémonie, M. Salogo Mamadou qui va situer le cadre et les contours de la cérémonie. S’adressant à l’assemblée en général et en particulier à ses compatriotes, Salogo Mamadou a insisté sur le devoir de la diaspora burkinabè, de respecter les lois ivoiriennes et de ne jamais ‘’piétiner’’ les us et coutumes de leurs tuteurs qui les ont accueillis comme des frères. Et à prendre une part  active aux actions de développement socioéconomique de la localité où ils se trouvent. Sans toutefois s’immiscer dans les préoccupations internes des autochtones, qui ne sont pas les leurs. Et cela, dans l’union sacrée autour de leur chef central, qu’ils ont eux-mêmes choisi librement, à savoir  Badolo Balélé Benjamin.

En outre, le président du CNBCI a plaidé pour que les autorités ivoiriennes octroient la nationalité ivoirienne aux burkinabè, dont la présence en Côte d’Ivoire, remonte à des années, avant l’indépendance de la Côte d’Ivoire, en considération des liens historiques et  géographiques qui lient les deux pays. C’est après ces consignes et ces recommandations d’usage du parrain de l’évènement, que l’honneur est revenu à la notabilité Tchaman (génération ébrié au pouvoir à bingerville), de procéder à l’installation du chef central des Burkinabè, Badolo Balélé Benjamin dans la «chaise royale» apprêtée pour l’évènement. Sa canne de commandement lui a été remise par l’un des doyens burkinabè. Il portera le nom de «Naba Kom», qui veut dire le Dieu de l’eau, ce qui renvoie implicitement à l’importance de l’eau dans la vie.

Yannick Kobo

 

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