Nous constatons depuis plusieurs mois que l’échéance politique de 2020 constitue la trame et la quintessence de tous les débats et déclarations de tous les hommes politiques ivoiriens.

Chacun y va de son discours sur la succession du Président Alassane OUATTARA. Malgré le souhait de voir ce débat prématuré prendre fin, rien n’y fit. Quelques soient les chapelles et personnalités politiques toutes les déclarations vont dans le sens de qui va succéder au Président Alassane OUATTARA.

Ce qui est gênant, c’est que les gens oublient qu’on n’est pas dans une royauté pour parler de succession. Dans une République démocratique, on ne succède pas. On est élu par le Peuple souverain. On n’arrive pas au pouvoir parce qu’on est le successeur ou le protégé d’un Chef fut il charismatique.

A titre d’exemple, le peuple français vient d’élire, contre toute attente, Monsieur Emmanuel MACRON, comme Président de la République française. Il devient ainsi le Président de l’une des premières puissances économiques et militaires du monde entier. Il n’avait pas de parrain officiel autoproclamé. Il a su lancer une dynamique qui a rencontré l’adhésion de la majorité des millions de français. Son mouvement a raflé plus de 60% des sièges lors des élections législatives françaises. Et si l’on s’inspirait de cet exemple pour conseiller aux uns et autres (hommes politiques) de ne pas se mettre dans une posture de succession avec une course effrénée au parrainage ?

Dans cette lutte pour remplacer le Président Alassane OUATTARA en 2020, l’on constate que chacun cherche à faire preuve de sa capacité à ruser. Nous faisons remarquer au passage que la «RUSE» est l’arme ultime du «DIABLE». Le moment est peut-être venu que chacun abatte au grand jour ses cartes. Les ivoiriens ont trop souffert des intrigues et ruses passées qui nous ont conduit à la guerre. Nous ne voulons plus de ruse.

Il faut que tout soit mis à la lumière. Entre autres clarifications qui s’imposent, il y a les relations entre les membres du RHDP en l’occurrence entre le RDR et le PDCI. Sur la question de l’alternance en 2020 chacun y va de sa compréhension et de ses déclarations qui sont parfois contradictoires et sèment le doute dans les esprits des militants des deux principales formations politiques du RHDP. C’est pourquoi, il est urgent de clarifier ce concept d’alternance. Il ne faut pas donner l’impression d’être ensembles dans la gestion du pouvoir d’Etat alors que chacun tire la charrette de son côté. Si l’on n’est pas d’accord avec l’interprétation de l’alternance que chacun en tire les conséquences. D’où l’urgence de cette clarification.

Au niveau du RDR, l’on assiste à la naissance de plusieurs tendances ou groupes pro ou anti Soro, notre Président de l’Assemblée Nationale, député RDR de Ferkessédougou.

La question qui se pose est la suivante : Sommes-nous autorisés à nous diviser en tendances diverses surtout que l’on sait que nos adversaires et supposés alliés attendent que nous soyons affaiblis pour nous évincer du pouvoir d’Etat ? Ici aussi, une clarification s’impose. Nous n’avons pas le droit de ruser avec notre obligation de cohésion au sein du RDR. Le moment est aussi venu de nous asseoir pour clarifier les choses. Les prochaines tournées de remobilisation de nos militants sur l’ensemble du territoire nationale sont des occasions propices pour expliquer à nos militants que les ruses visant à nous diviser doivent prendre fin. Il y va de l’avenir notre parti le RDR et de celui de la Côte d’Ivoire. Notre pays ne veut plus d’hommes politiques rusés.

Le Ministre Joël N’GUESSAN

Secrétaire Général Adjoint du RDR, chargé de la Communication, Porte-Parole.

 

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