Agrobusiness : Les avocats de Respidia dénoncent un «brigandage d’État»

Agrobusiness : Les avocats de Respidia dénoncent un «brigandage d’État»

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A quand la fin des soucis pour les structures évoluant dans le secteur de l’Agrobusiness ? La question prend tout son sens quand on considère le dernier épisode en date. En effet, le mercredi 1er février dernier,  des  éléments de la Police économique conduits par la Capitaine-major Cissé ont fait irruption dans les locaux de la société Respidia, l’une des structures de l’Agrobusiness. Et là,  ils se sont livrés à une véritable «vendetta» : portes de bureaux fracturés, des ordinateurs (15) et un processeur emportés devant des travailleurs ahuris ! Appelés à la rescousse, les Avocats de Respidia n’ont pas de mots assez durs pour dénoncer ce qu’il qualifie de « brigandage d’Etat». Face à la presse, ce jeudi 02 février, les Conseils Mes David Goba et Kalou Louis Tra, respectivement des Barreaux d’Abidjan et de Pretoria, en Afrique du Sud, ne mâchent pas leurs mots. « Nous avons été appelés par le Directeur d’exploitation de ce que des éléments de la police sont en train de facturer les portes de l’entreprise. Renseignements pris, il se trouve que ces agents n’ont aucun mandat de perquisition. Nous dénonçons le caractère illégal de cette opération. C’est du gangstérisme d’Etat, du brigandage ! Car lorsqu’il y a perquisition, le juge a le devoir d’informer les avocats en charge du dossier ; or ce n’est pas le cas», s’est offusqué Me David Goba. En outre, les avocats de Respidia estiment que l’Etat de Côte d’Ivoire s’est tiré une balle dans le pied en procédant à l’arrestation des dirigeants des structures de l’Agrobusiness et en gelant leurs comptes. Me David Goba et son collègue du Barreau de Pretoria pensent aussi que l’Etat viole les lois de l’OHADA (Organisation pour l’harmonisation des droits des affaires) qu’il a pourtant ratifiées. De plus, ont-ils révélé, Respidia comme les 27 autres structures en butte aux tracasseries de l’Etat sont régulièrement constituées et enregistrées au CEPICI (Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire), au Tribunal du Commerce et à la Direction générale des Impôts. C’est pourquoi, il demande au gouvernement de revoir sa position. Car, pour Me David Goba, «Le Tribunal s’est déporté au Conseil des ministres», il demande donc à l’Etat de «remettre la loi en ordre». Selon lui, le gouvernement a pris des décisions impopulaires que désapprouvent en bloc les Ivoiriens et les souscripteurs. «C’est une catastrophe ! L’Etat a pris des décisions impopulaires en arrêtant les dirigeants et en gelant leurs comptes. Si ces décisions avaient été populaires, les gens auraient applaudi, mais ce n’est pas le cas. Les souscripteurs font des sit-in et des conférences de presse pour dénoncer les pratiques de l’Etat », a-t-il rappelé.

Tassigny Auriol

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