Agrobusiness : Le gouvernement ajoute la violence aux frustrations

Agrobusiness : Le gouvernement ajoute la violence aux frustrations

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Ce vendredi 03 février, les souscripteurs qui manifestaient pour demander au gouvernement de lever le gel des comptes des structures de l’Agrobusiness ont été violentés par la police qui les a gazés.

Depuis le gel des avoirs des sociétés évoluant dans le secteur de l’Agrobusiness, les souscripteurs ont le sommeil troublé. Ils craignent  que l’Etat ne contraigne lesdites sociétés à «fermer boutique». Et ils n’ont pas tort puisque la pression ne retombe pas depuis que les responsables de ces structures, soupçonnés de faire du blanchiment d’argent et du faux, ont été mis aux arrêts et placés à la Maison d’Arrêt et de Correction d’Abidjan (MACA). Et pourtant, l’enquête diligentée par les autorités n’est pas formelle quant aux délits susmentionnés. Le seul reproche fait à ces derniers étant que les plantations promises à leurs clients étaient «virtuelles». Sur 2000 ha de plantations déclarés, il n’existerait réellement que 200 ha. Ce «délit» peut-il autoriser  le gouvernement à se comporter comme il le fait ? Cela peut-il justifier la mise sous séquestre des comptes des structures incriminées ? Et, last but not least, l’incarcération des dirigeants de ces sociétés ? Sans parler de la descente musclée opérée le mercredi 1er février dernier par des éléments de la Police Economique dans les locaux de la société Respidia qui évolue également dans le secteur de l’Agrobusiness. En plus des portes des bureaux qui ont été vandalisées, des ordinateurs (une quinzaine) et un processeur ont été emportés par les hommes du Capitaine Cissé. Toute chose qui a fait dire aux Conseils de cette structure que l’on était face à un cas insupportable  de « gangstérisme d’Etat » (sic) qui violait les règles de l’OHADA dont la Côte d’Ivoire est partie prenante. Lageneraledepresse.net

 

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