Le colonel Auguste Denise Barry, ancien ministre de la Sécurité  sous la Transition et Directeur exécutif du Centre d’études stratégiques en défense et sécurité (CESDS) a été interpellé le vendredi 29 décembre 2017. Il est soupçonné d’être mêlé à une tentative supposée de putsch contre le régime Kaboré.

Proche de l’ancien Premier ministre Yacouba  Isaac Zida, le colonel Auguste Denise Barry a  donc maille à partir avec la justice burkinabè. Le patron du CESDS avait déjà été inquiété sous la Transition dont les  autorités le soupçonnaient de travailler pour le compte de Yacouba Isaac Zida. Le problème, c’est que le cas Auguste Denis Barry vient s’ajouter à une longue liste d’affaires judiciaires en souffrance. Notamment, les cas Djibril Bassolé, Gilbert Diendéré et celui des derniers ministres de l’ancien président Blaise Compaoré en instance de procès. Ça fait beaucoup de dossiers en suspens qui mériteraient d’être traités avec la plus grande diligence. Pour que reviennent la sérénité et la tranquillité au pays des Hommes Intègres. Mais pas que. Car, les tentatives présumées de coup d’Etat qui reviennent souvent dans la justification des interpellations opérées ici et là ne sont guère de nature à rassurer les partenaires au développement, moins encore les populations en proie  aux incertitudes et à la crainte liées à l’instabilité dont les putschs constituent une source évidente.

En tout état de cause, les affaires pendantes devant le Temple de Thémis donnent une mauvaise image du pouvoir qui pourrait être perçu comme ‘’revanchard’’ et peu serein. Ce n’est pas de bon augure. Apparemment,  les rumeurs de putsch persistantes qui semblent avoir la peau dure, questionnent la responsabilité du régime Kaboré qui gagnerait à faire  son autocritique. Pour une gouvernance apaisée et rassurante. De toute évidence, le pouvoir MPP est loin du compte. Très loin !

Tassigny Auriol

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